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    Retour Partie 3:

    Confiance...

     

    Quoi de plus agréable que de pouvoir vivre heureux, en toute confiance, sans avoir à se faire de souci?
    Quoi de plus agréable que d'avoir tout ce dont on a besoin, au moment opportun?

    Pouvoir vivre le  moment présent pleinement car le jour d'après est à des années lumières de la magie offerte par le soleil à son réveil en cette matinée sur le camino de Santiago...
    Profiter... Profiter... Profiter à fond... C'est une chance.

     

    J'ai pu expérimenter et vivre la magie de la confiance quand je me suis rendu compte que j'avais tout ce qu'il me fallait, quand j'en avais besoin. La confiance c'est un petit peu comme un abandon. Il faut oser faire confiance. Au début cela m'était compliqué car je m'inquiétais et cherchais la sécurité. Oui, je voulais prévoir, c'était dur de ne pas savoir où j'allais dormir le soir-même, de ne pas savoir si j'allais trouver à manger... A quoi cela me servait il de me faire du souci avant d'en avoir la nécessité? Sinon à m'empêcher de vivre pleinement le moment présent et  profiter de ce qu'il m'offrait.

    Dans tous les articles écrits durant ma pérégrination sur les chemins français, vous avez pu constater de nombreuses surprises fabuleuses que le chemin m'a offert... Et je ne vous ai pas tout conté...
    A des moments, ça m'est arrivé de me fermer à ces surprises, en voulant jouer la sécurité et en prévoyant quelques heures avant la nécessité.

    En France, le jour où j'ai fait mon étape de 50 km, deux ou trois heures avant d'arriver à mon lieu d'étape, dans la ville précédente, je me suis renseigné sur les hébergements possibles et je les ai contacté tout de suite. Je me suis retrouvé dans un petit appartement très bien, situé dans un centre de vacances... Le lendemain, avant de reprendre le chemin, je suis allé à la messe du village. J'y ai été très bien accueilli. Après avoir discuté quelques instants avec le prêtre, je me suis fait disputer par celui-ci, du fait que je n'étais pas passé le voir la veille. Il m'a dit qu'il aurait beaucoup apprécié de m'héberger au presbytère et de partager un dîner en discutant avec moi...

     

    Retour Partie 3: Confiance...
    Chevaux dans les marais de Rochefort.

     

     Le fait d'avoir confiance m'a permis d'être pleinement ouvert aux rencontres que j'ai faites et  de recevoir ainsi de superbes cadeaux humains ... comme toutes les soirées passées chez des personnes merveilleuses qui m'ont si bien accueilli et ouvert leurs portes, d'autres qui m'ont offert un repas, d'autres un café avec une part de gâteau, d'autres une glace, d'autres un concert privé... etc

    Un grand merci à ces hommes et femmes qui ont osé m'ouvrir leurs portes et souvent leurs cœurs. Vous m'avez accompagné tout le long de mon chemin et permis d'arriver au bout. Dans certains moments un peu difficile, en Espagne, je repensais à tout ce que vous m'aviez donné, et alors, mon cœur se mettait à battre plus fort pour me donner la force et la joie d'avancer.

     J'ai beaucoup de chance et j'en remercie Dieu... Car cette confiance m'habite toujours depuis que je suis rentré et je ferai tout pour la maintenir éveillée. La vie est beaucoup plus simple en sa compagnie...

     

    Retour Partie 3: Confiance...
    Sur le camino Primitivo...

     

    A très bientôt.

    Hub

     

     

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    Retour, Partie 2

     

    Recevoir gratuitement, c'est donner...

     

    On nous dit souvent que c'est en donnant que l'on reçoit. Sur le chemin j'ai appris qu'en osant recevoir simplement on pouvait donner. Les gestes de donner et de recevoir sont très similaires. Dans les deux cas il faut ouvrir son cœur et le faire avec amour. Dans les deux cas on a le même geste, les bras ouverts et tendus.

     

    On nous dit que les cadeaux font plus plaisirs à ceux qui les donnent qu'à ceux qui les reçoivent. Si je reçois simplement et gratuitement, ainsi je permet à celui qui m'offre d'avoir la joie d'offrir.
    Cela n'a pas été facile pour moi, au début de mon chemin, d'oser l'humilité de toquer à des portes pour avoir un toit et un couvert pour la nuit. Ca n'a pas été facile d'oser dire oui et merci lorsque l'on me proposait un café et une part de gâteau quand je passais devant une maison où ses habitants m'ouvraient la porte... Ça n'a pas été facile après avoir mangé un paquet de BN, d'accepter le saucisson maison que m'offrait un ouvrier espagnol sur le bord de la route...

    Et pourtant en acceptant simplement et en ouvrant mon cœur à ce que ces personnes me donnaient, celles qui m'avaient offert un toit et un diner me remerciaient le lendemain matin en me disant au-revoir. Celles qui m'offraient un café et une part de gâteau au noix ne voyaient pas leur après-midi passer après avoir discuté plus d'une heure dans leur cuisine avec moi. L'ouvrier espagnol arborait le plus beau des sourires en me disant que c'était lui qui avait fait son saucisson et son jambon qu'il m'offrait avec fierté.
    Certains m'ont même fait des cadeaux quand je quittais leur maison au petit matin, alors que matériellement je ne leur avais rien donné. Tandis qu'eux m'avaient déjà offert un lit, un apéritif, un excellent dîner et un petit déjeuner qui vous donne des forces pour toute une journée de marche.

    Retour Partie 2 : Recevoir gratuitement, c'est donner...
    Lever de soleil en arrivant sur Zamora

    Oui il est bon de donner. J'étais heureux de pouvoir offrir une bobine de fil et une aiguille à ces jeunes américains arborant des pied remplis d'ampoules et n'ayant rien pour les traiter. J'étais heureux quand un second pèlerin arrivait dans l'auberge et que je pouvais lui proposer de partager mon repas que je venais de préparer car j'avais assez pour deux personnes. J'étais heureux quand je pouvais partager de mon mélange huile d'arnica - alcool de romarin avec ceux qui avaient des douleurs diverses et variées. J'étais heureux quand je pouvais donner un peu de ma vision de la vie à une pèlerine qui avait du mal à être heureuse dans son quotidien...

     

    Vous m'offrez de merveilleux cadeaux quand vous mettez vos commentaires sur mon blog, me remerciant de ce que je vous partage en vous ouvrant mon cœur et mon expérience.
    Permettre aux autres de nous donner, de nous aimer, les remercier avec le cœur, avec un sourire plein d'amour... C'est leur faire un très beau cadeau: l'expérience du don gratuit, l'expérience de l'Amour.

     

    Aujourd'hui, quand je vais boire un verre dans un bar avec un ami et que celui-ci me dit que "c'est pour lui" ou qu'il me l'offre. Je lui dis simplement merci avec un grand sourire. Avant de partir j'avais tendance à répondre: "La prochaine fois ce sera pour moi" dans une optique de remboursement. Mais dans ce cas je ne permettais pas à mon ami de me faire un cadeau et ne recevais pas son geste comme tel. Maintenant j'ai l'impression que c'est Noël tous les jours... et puis les fois suivantes c'est moi qui fait le père-Noël... C'est quand même plus agréable de recevoir et de donner gratuitement... les relations sont plus simples et plus saines.

    Retour Partie 2 : Recevoir gratuitement, c'est donner...
    Capitan Nemo, jeune pélerin coréen...

    Merci du fond du cœur de m'avoir donner la force de faire ce merveilleux voyage de Vie.

     

    A bientôt.

    Hub

     

     

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    Bonjour à tous,

     

    Mon expérience du chemin m'a enseigné beaucoup de choses sur la vie qui font qu'aujourd'hui, au fond de moi, je ne suis pas tout à fait le même qu'à mon départ. Tout cela n'engage que moi et mon jeune âge qui a encore beaucoup à apprendre des hommes, de la vie et de Dieu. Loin de moi l'idée de penser détenir la Vérité. Ce ne sont que des observations qui pour la plupart se sont encrées en moi durant ces mois passés à marcher sur ce chemin des étoiles.
    Il me paraissait important de vous les partager. Vous m'avez accompagné tout au long de mon chemin et je pense qu'il vous aurait manqué quelque chose d'essentiel si je ne vous avais pas partagé ce que je retenais de ce voyage.

     

    Lorsque ma pérégrination m'emportait sur le camino del norte, j'ai passé une nuit dans l'auberge du Padre Ernesto, à Guëmes. Ce fut un très beau moment, d'ailleurs j'avais du vous le partager sur le blog. Ernesto m'avait dit que j'avais de la chance car je m'étais inscrit à la meilleure université qui pouvait exister, celle où on apprenait le plus de chose, la plus enrichissante et la plus complète: l'université de la Vie.

    Oui j'ai eu beaucoup de chance, et c'est pourquoi je veux vous partager ce que j'y ai appris.

     

    Retour, Partie 1

    Sans les autres je ne suis rien

     

    Au début de mon pèlerinage, je suis parti avec 19 kg sur le dos, aucun entrainement sportif depuis plus de trois ans, aucun muscle.... comme qui dirait, la fleur au fusil.
    Très rapidement ma quête de 2500 km m'est apparue impossible à réaliser. Je me suis demandé ce que je faisais là, me suis dit que je serais mieux chez moi...

    Mais j'ai pensé à vous.
    J'ai pensé à vous tous qui me suiviez, avec vos motivations diverses, à ceux qui attendaient des nouvelles pour voyager avec moi, à ceux qui m'avaient confié des intentions et des souffrances, à ceux rêvaient avec moi, à eux qui priaient pour moi... A vous tous que j'avais mis dans mon sac.
    Je me suis dit alors que je ne pouvais pas m'arrêter. Pour vous je devais aller au bout.

    Ce jour là mon chemin a pris un autre sens et mon sac ne m'a plus dérangé jusqu'à Santiago, où je vous ai déposé dans les bras du Saint apôtre.

     

    Le fait de faire le chemin pour vous m'a permis d'aller au bout. Sinon je n'aurais pas pu marcher plus d'une semaine car je n'ai aucun plaisir à souffrir avec un gros sac sur le dos et à faire plusieurs dizaines de kilomètres par jour.
    Le fait de faire les choses pour les autres donne un sens à ce que l'on entreprend et vous donne des ailes quand vous en avez besoin.

     

     

    Je vous remercie tous de m'avoir permis de réaliser ce magnifique pèlerinage.

     

    Retour partie 1 : Sans les autres je ne suis rien...
    Fleur d'Espagne, fragile mais si belle....

     

    Le titre de cet article: Sans les autres je ne suis rien, aurait pu être le titre de toutes les parties de la conclusion car les prochains articles concerneront l'ouverture, le don, la liberté... qui finalement aurait pu être des sous-parties de cet article.

     

    A très bientôt pour la suite.

    Encore un grand merci.

     

    Hub

     

     

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    Bonjour à tous,

     

    Veuillez m'excuser pour tout ce temps sans nouvelles. Les journées mondiales de la jeunesse étant très intenses, il ne m'a pas été possible de prendre le temps de me poser pour vous écrire.

     

    Le 16 Aout j'ai quitté les religieuses et les résidents de los sagrados corazones, pour rejoindre Madrid en train. J'ai passé une superbe semaine riche en rencontres, chez les sœurs de San Lorenzo de el Escorial. Elles ont été d'une grande générosité et d'une grande gentillesse avec moi, et je les en remercie vivement. Cette semaine en leur compagnie m'a permis de me reposer et de faire une transition entre le pèlerinage à pied et les JMJ.

     

    Les Journées Mondiales de la Jeunesse
    Mon ami Hector, frère augustinien au monastère de San Lorenzo de el Escorial

     

    A Madrid, j'ai retrouvé une petite "communauté" de sept personnes qui avaient décidé de vivre les JMJ dans l'esprit de Saint Jean-Baptiste de la Salle. Cette petite communauté revenait de Lourdes où ils avaient passé quelques jours au service des malades. Ainsi ils ont pu m'accueillir avec beaucoup d'ouverture, de compréhension et de simplicité au sein de leur groupe.

    J'ai vécu de très beaux moments à leurs côtés. Autant sur le plan spirituel que sur le plan humain. Je les en remercie du fond du cœur.

     

    Les Journées Mondiales de la Jeunesse
    Il est bon de profiter des nombreux parcs de Madrid pour manger et partager...

     

    Il est difficile de vous faire un article sur les JMJ. C'est quelque chose qui se vit et qu'il est compliqué de partager. Un peu comme le camino...

    Il est difficile de conter ce que l'on ressent quand on se retrouve dans le métro au milieu de centaines de jeunes du monde entier. Sourires aux lèvres et au cœur, chantant, se disant bonjour, s'interpelant d'un quai à l'autre, heureux et rayonnants...

    Difficile de vous exprimer mes ressentis quand j'ai partagé en trois phrases l'essentiel de mon camino, dans une église, face à des centaines de jeunes français.

    Difficile de vous partager mon émotion quand j'ai récité le "Notre Père", prière de tous les chrétiens, en même temps qu'1,6 millions de jeunes, prêtres, religieux, évêques... et du pape. Cela, lors de la messe d'envoi, sous le soleil, sur la terre de Quatroviento.

    Ce sont des émotions qui se passent dans le cœur. On sent que l'on vit un moment unique, fort, puissant. On sent que l'on s'élève , qu'une force mystérieuse habite chacun à cet instant, et fait communion avec nous.

     

    Les Journées Mondiales de la Jeunesse       Les Journées Mondiales de la Jeunesse
    La foule à quatroviento...

     

    C'est donc le cœur léger, apaisé et serein que je suis rentré chez moi il y a deux jours, après 2000 km en voiture. On voyage quand même beaucoup plus vite qu'à pied... ahahah. On n'a pas le temps de regarder les paysages.
    C'est avec beaucoup de joie que j'ai retrouvé la France et les français. Nous avons un pays magnifique!!!

    Maintenant il faut retourner à une autre réalité: chercher un travail, quelque chose à faire... Tout en gardant le regard sur la vie et les enseignements du camino, me permettant d'être heureux et d'essayer de rayonner.

     

    Je n'ai pas fini avec vous et le blog. Je ne vous ai pas encore tout dit. L'essentiel arrive...
    Je compte vous partager ce que j'ai retenu et appris de ce périple.

    Je vous dis donc à très bientôt.

     

    Bazou

    Hub

     

     

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    Bonjour à tous,

     

    Dans la résidence de religieuses où je me trouve actuellement, j'ai eu la chance de rencontrer un  prêtre espagnol du nom de Luis.
    Ce prêtre fait partie d'une congrégation de pères missionnaires (de Saint Francois-Xavier). Il a beaucoup vécu en Afrique.

    Entre autres il a été longtemps au Sierra Leonne pendant la guerre. Il m'a confié avoir été emprisonné et séquestré plusieurs semaines, avec d'autres religieux et religieuses, par des rebelles pendant plusieurs semaines. Ce fut très dur car les rebelles tuaient, violaient et pillaient les villageois de la mission. Certaines religieuses sont mortes...
    Pour eux se sont posées exactement les mêmes questions que les moines français en Algérie (film des hommes et des dieux, qu'il a vu récemment). Pour eux ce furent les mêmes émotions, les mêmes questions, les mêmes souffrances... certains acceptaient de mourir, d'autres non...

    Ensuite ils ont été libérés et rapatriés dans leurs pays respectifs. Mais quatre mois plus tard, le père Luis retournait dans sa mission du Sierra Leonne car il estimait que les villageois avaient besoin de lui.

     

    Dans une autre mission, aux mêmes périodes, deux missionnaires ont été tués. Deux semaines plus tard, deux nouveaux pères arrivaient pour continuer de s’occuper des gens qui vivaient ici...

     

    Cette congrégation participa également à un projet de l'Unesco pour sortir les enfants-soldats de la guerre. Ces enfants qui ne connaissent aucunes valeurs... depuis leur plus jeune âge, ils tuent, pillent, violent... sans savoir que c'est mal. Le but de ces centres était de leur fournir un enseignement, une éducation, des valeurs, des notions humaines...

    Ainsi le père Luis a travaillé dans ces centres pour aider ces jeunes qui parfois, étaient ceux qui l'avaient emprisonné, violenté et qui avaient pillé sa mission....

     

    "Contre l'amour de Dieu on ne peut pas gagner la guerre."

     

    Gros zabou à vous.

    Hub

     

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