30 Août 2011
Bonjour à tous,
Mon expérience du chemin m'a enseigné beaucoup de choses sur la vie qui font qu'aujourd'hui, au fond de moi, je ne suis pas tout à fait le même qu'à mon départ. Tout cela n'engage que moi et mon jeune âge qui a encore beaucoup à apprendre des hommes, de la vie et de Dieu. Loin de moi l'idée de penser détenir la Vérité. Ce ne sont que des observations qui pour la plupart se sont encrées en moi durant ces mois passés à marcher sur ce chemin des étoiles.
Il me paraissait important de vous les partager. Vous m'avez accompagné tout au long de mon chemin et je pense qu'il vous aurait manqué quelque chose d'essentiel si je ne vous avais pas partagé ce que je retenais de ce voyage.
Lorsque ma pérégrination m'emportait sur le camino del norte, j'ai passé une nuit dans l'auberge du Padre Ernesto, à Guëmes. Ce fut un très beau moment, d'ailleurs j'avais du vous le partager sur le blog. Ernesto m'avait dit que j'avais de la chance car je m'étais inscrit à la meilleure université qui pouvait exister, celle où on apprenait le plus de chose, la plus enrichissante et la plus complète: l'université de la Vie.
Oui j'ai eu beaucoup de chance, et c'est pourquoi je veux vous partager ce que j'y ai appris.
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Sans les autres je ne suis rien
Au début de mon pèlerinage, je suis parti avec 19 kg sur le dos, aucun entrainement sportif depuis plus de trois ans, aucun muscle.... comme qui dirait, la fleur au fusil.
Très rapidement ma quête de 2500 km m'est apparue impossible à réaliser. Je me suis demandé ce que je faisais là, me suis dit que je serais mieux chez moi...
Mais j'ai pensé à vous.
J'ai pensé à vous tous qui me suiviez, avec vos motivations diverses, à ceux qui attendaient des nouvelles pour voyager avec moi, à ceux qui m'avaient confié des intentions et des souffrances, à ceux qui rêvaient avec moi, à eux qui priaient pour moi... A vous tous que j'avais mis dans mon sac.
Je me suis dit alors que je ne pouvais pas m'arrêter. Pour vous je devais aller au bout.
Ce jour là mon chemin a pris un autre sens et mon sac ne m'a plus dérangé jusqu'à Santiago, où je vous ai déposé dans les bras du Saint apôtre.
Le fait de faire le chemin pour vous m'a permis d'aller au bout. Sinon je n'aurais pas pu marcher plus d'une semaine car je n'ai aucun plaisir à souffrir avec un gros sac sur le dos et à faire plusieurs dizaines de kilomètres par jour.
Le fait de faire les choses pour les autres donne un sens à ce que l'on entreprend et vous donne des ailes quand vous en avez besoin.
Je vous remercie tous de m'avoir permis de réaliser ce magnifique pèlerinage.

Fleur d'Espagne, fragile mais si belle....
Le titre de cet article: Sans les autres je ne suis rien, aurait pu être le titre de toutes les parties de la conclusion car les prochains articles concerneront l'ouverture, le don, la liberté... qui finalement auraient pu être des sous-parties de cet article.
A très bientôt pour la suite.
Encore un grand merci.
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