21 Mai 2011
« Pour faire un pèlerinage comme ça il faut être super solide dans sa tête...»
Ça fait plusieurs fois que l’on me dit ce genre de chose sur le chemin. Souvent cela vient de personnes qui n’ont pas fait le chemin…
Je vais encore faire un rapprochement avec la vie…
Dans la vie, ceux qui ne pensent qu’à eux sont malheureux.
Sur le chemin, ceux qui se posent trop de questions et qui sont centrés sur leurs petits bobos n’arrivent pas au bout.
Pour ma part, le fait d’avoir continué malgré les 4 premiers jours de galère et de souffrances, est dû à toutes les personnes que j’avais mises dans mon sac. Je me suis simplement dit : « Pour eux, je ne peux pas arrêter ».
Par la suite, lorsque je marche et que je sens une ampoule qui se forme ou un muscle qui se tend, j’essaie de détourner ma pensée de ces maux. Soit en pensant à des personnes, soit en priant. Ainsi le fait de ne pas penser à mes maux me les fait oublier et mon corps en fait autant.
Le soir, le meilleur baume pour les maux et courbatures est l’humain. Quand je passe une bonne soirée à échanger, à rencontrer et vivre de riches moments humains, quand je vais me coucher je n’ai pas du tout l’impression d’avoir fait 30 km sous un fort soleil durant la journée.

Il n'y a pas de chemin vers Compostelle, Compostelle est le chemin...
Hub (Mardi 17 mai, 17h00 abbaye de Sablonceaux)