8 Juillet 2011
A Muxia j'ai rencontré un jeune français, parti du Puy en Velay et qui était très heureux de parler. Comme s'il avait besoin de parler de son chemin à quelqu'un, comme s'il n'avait pas pu le faire auparavant. Dans son récit il me disait qu'il ne conseillerait pas à ses amis de faire le chemin, car c'est très difficile, il faut être solide dans sa tête. C'est beaucoup de souffrances humaines... etc.
Quand il m'a raconté qu'il avait dormi plusieurs fois dehors, qu'il avait été mal reçu.. je n'ai pas compris... Son chemin ressemblait plus à un calvaire qu'à autre chose.
Deux jours avant, en discutant avec Andreia, j'avais ressenti un peu les mêmes sentiments de sa part...
Pourquoi mon chemin est-il si bon?
Ai-je vraiment de la chance?
Pourquoi, quand j'ai besoin de quelque chose, je le reçois quand il le faut?
Pourquoi le chemin me sourit-il autant?
Aujourd'hui, au seminario minore de Santiago, j'ai rencontré deux français très sympathiques. Christian (parti de Grenoble) et Raphaël ( parti du Mont-Blanc). Raphaël me disait que durant son chemin il avait eu beaucoup de “chance” ( à ce degré on sait bien que ce n'est pas de la chance) sur son chemin depuis un peu plus de deux mois.
Ainsi cela m'a rassuré, je ne suis pas le seul. Et en parlant avec Raphaël, j'ai compris que cette chance venait du fait que nous avions une grande confiance dans le chemin, une grande confiance en la vie. Ainsi nous allions provoquer cette chance et notre chemin reflète la phrase : “Souris à la vie et elle te sourira”
Le jeune français, comme Andreia, n'osaient pas sourire à la vie. Car ils n'avaient pas confiance en eux, de ce fait ils ne pouvaient ni faire confiance au chemin, ni faire confiance aux personnes croisées.
Si je veux que ma vie soit tel un bouquet de fleurs au parfum enivrant.
Pour que ce bouquet dure longtemps, il faut que j'y ajoute de l'eau, que je coupe le bas des tiges. Puis, régulièrement, il faut que je retire les fleurs qui se fanent, et que je rajoute des fleurs fraiches et aux couleurs vives.
Ainsi, je dois sortir de chez moi, aller dans mon jardin ou en forêt pour en trouver.
Ma maison sera agréable à vivre, les couleurs y seront positives, et le parfum doux et paisible.
Quand mes amis viendront, ils se sentiront bien chez moi...
Il en est de même de la vie.
Quand ma vie n'a plus, ni odeur, ni couleur. Il ne sert à rien de me plaindre. Il ne tient qu'à moi d'aller chercher de belles fleurs pour transformer ma vie et celle de mes proches.
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