23 Juin 2011
Depuis son entrée sur le camino primitivo, à Oviedo, Hubert rencontre plus de vaches que de connexions internet. Aussi m'a-t-il demandé de vous donner quelques nouvelles à sa place.

Comme vous le savez, son arrivée à Oviedo s'est déroulée dans la douleur, l'estomac creux, ne pouvant rien avaler. Après deux jours de "retape" dans la capitale des Asturies, entre appétit retrouvé, rencontres insolites et abandon spirituel et confiant dans la cathédrale, il était d'attaque pour affronter la cordillera cantabrica. D'ailleurs, aujourd'hui, il a dû passer le sommet du camino primitivo, le "puerto del Palo", à 1146 mètres d'altitude.
Borres, Là où Hubert a dormi hier soir...
Les rencontres ont également évolué ces derniers jours. Après la solitude du chemin en France (ensoleillée par les rencontres avec ceux qui l'accueillirent le soir) ; après l'enthousiasme de pouvoir partager avec d'autres pélerins la poussière du chemin et le sable de la côte lors de son entrée sur le Chemin du Nord ; Hubert fait maintenant l'expérience de l'intimité. Pas plus de deux ou trois pèlerins le soir au gîte... Que des êtres humains, égaux, en gratuité... De l'intime avant de retrouver le "Camino francès" et de pouvoir exploser de joie, d'ici une semaine, en arrivant au "Monte del gozo"...
Vers Pola de Allende
Promis, dès qu'Hubert trouve une "connect'in", ce sont ses mots que vous lirez, et non les miens.
Un buen camino à chacun et un grand merci pour vos commentaires, qui je le sais, lui sont très précieux...
Vincent, le grand frère