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         Constatant un grand nombre de visites sur mon blog, j'en déduis que de nombreuses personnes préparent leur départ futur sur les chemins jacquaire. Ainsi je me suis dit qu'il serait peut être bon que je donne quelques petits conseils liés à ma maigre expérience du chemin. Les articles que j'avais écrit dans la rubrique préparation sont ceux d'un jeune futur pèlerin qui n'avait pas encore parcouru le chemin. Je pense donc qu'il serait bon que je complète ces différents articles par celui-ci.

     

    Linge séchant au soleil...
    Linge séchant au soleil sur les derniers kilomètres du Camino Primitivo.

     

    Le matériel:

     

         Je suis parti avec 19 Kg sur le dos, ce qui est beaucoup trop. Ne pouvant plus avancer, au bout de trois jours j'ai retiré quelques affaires de mon sac pour descendre son poids à 15-16 Kg (avec eau et nourriture). Ce qui, pour beaucoup de pèlerins rencontrés, est trop. Étant jeune, je m'y suis adapté et ai pu quand même parcourir tous ces kilomètres avec. Si vous voulez partir léger, je ne suis pas une bonne référence... mais je peux quand même vous proposer quelques astuces pratiques.

    - Avoir une poche à eau ou bouchon avec tuyau qui se visse sur tout type de bouteilles ou gourdes (ce que j'ai trouvé à Compostelle). Jusqu'à Santiago j'avais une gourde et une petite bouteille d'eau dans un poche de mon sac. J'étais donc obligé de retirer mon sac à chaque fois que j'avais soif. Vu son poids, je me suis rapidement fait les muscles. Ça c'est pour le point positif, le point négatif est que, souvent, je préférais repousser le moment où j'allais boire. Ainsi je jouais avec ma santé... Après Compostelle je savais que j'allais parcourir des territoires très secs et sous de fortes températures. il me fallait donc devenir sérieux. Ce système de grande paille est extrêmement pratique. (Merci Louis).

    - Pour la pluie... j'avais un parapluie que je n'ai utilisé qu'à Santiago lors de mes journées de détente. D'ailleurs je me le suis fait voler. Pour ma part cela ne m'a donc pas été du tout utile. Je suis parti avec un pantalon en gore tex très léger, que je sortais dès qu'il pleuvait. Je ne le regrette pas du tout. Imperméable, il me permettait surtout de ne pas mouiller mes chaussettes et mes poches dans lesquelles se trouvaient téléphones et autres outils fragiles. J'avais opté pour une veste en gore tex légère. Je transpirais beaucoup dedans, par contre elle coupait très bien le vent pour certains départs matinaux assez frais. Je conseille donc les grandes capes style pancho (très légères) qui couvrent également le sac. Il n'y a rien de pire que d'avoir les affaires de son sac mouillées, même si les sacs ont aujourd'hui des poches intégrées (efficaces par vent arrière, mais par vent de côté l'eau arrive à se glisser entre la poche et vous).

    - Les chaussures: il n'y a pas de règles... Je suis parti avec des chaussures de chez décathlon (marque quechua). Chaussures de base à bas prix. Je voulais des chaussures légères mais imperméables. J'ai fait tout le périple avec (environ 2500 à 2700 km) en marchant dans l'eau de mer, le sable... etc. Elles n'ont jamais pris l'eau. J'ai vraiment été surpris par la qualité pour un si bas prix (je ne me rappelle plus exactement, entre 55 et 70 € ).

    - Je suis parti avec des T-shirts en coton de ma garde-robes. Ceux ci mettent beaucoup de temps à sécher après lavage. Après avoir constaté l'efficacité de ceux des autres pèlerins, je conseille vivement les T-shirts en matières synthétiques qui sont très légers et qui sèche extrêmement vite.

    - Hygiène: penser à vider la moitié de ses shampoings et dentifrices, car cela fait lourd dans le sac. Pour ma part j'ai utiliser en permanence un savon style savon de Marseille. Cela permet de laver le bonhomme et le linge. Mes amis à Madrid étaient surpris de constater la propreté de mes T-shirts blancs après avoir été portés tous les jours pendant plus de trois mois.

    - Un tire-bouchon est très utile quand nous décidons, entre pèlerins, d’arroser le diner d'un excellent Rioja.

    - Le soleil... Crème solaire importante pour les premiers jours. En une journée, le  soleil n'oubliera pas de vous colorer d'une teinte écrevisse qui fera sourire la pharmacienne. Par contre j'ai porté dans mon sac une paire de lunettes de soleil que je n'ai posé sur mon nez qu'en journées de repos ou de détente. Je vous conseille vivement d'avoir un chapeau ou un bob, surtout si vous partez en périodes estivales.

    - Pour étendre son linge il est bon d'avoir quelques pinces-à-l'inge dans son sac. Sinon vous pouvez aussi faire preuve d'imagination en prenant des petits morceaux de bois sur place, et en les fendant à moitié, dans le sens de la longueur. Ainsi vous n'avez pas besoin de les porter et cela fait forte impression aux yeux des jolies pèlerines.

    - Santé... Sans hésitations je vous conseille d'avoir de l'huile naturelle d'arnica ainsi que de l'alcool de romarin (ou huile essentielle de romarin). Le soir si vous avez une petite douleur d'articulation, de muscles, de tendons... vous versez dans votre main un peu d'huile et quelques goutes d'alcool, vous mélangez puis appliquez en massant la zone douloureuse. Le lendemain vous ne sentirez plus rien. Pour les ampoules la meilleure technique est celle du fil et de l'aiguille. Vous passez l'aiguille sur la flamme d'un briquet. Vous percez l'ampoule. Vous laissez le fil à l'intérieur. Vous mettez un peu de betadine. Le lendemain matin l'ampoule est sèche. Il se peut qu'elle se regonfle durant la journée. Alors vous tirez un peu sur le fil pour la vider, un peu de bétadine et ce coups ci, normalement ce sera bon.

    - Alimentation... Pour ma part j'avais toujours des fruits secs, surtout des dates qui sont très riches pour le corps. Je mangeais aussi une pomme par jour et souvent des bananes. Mon sac était lourd du fait, aussi, que j'avais toujours des réserves de nourriture dedans: pâtes ou riz, boite de thon, saucisson, pain... Mais la majorité des pèlerins achètent au jour-le-jour.

     

    Si d'autres idées me reviennent je mettrai à jour cette liste.

     

    Chapelle du primitivo...
    Chapelle perchée sur les hauteurs du camino primitivo...

     

    L'itinéraire et les différents chemins empruntés:

     

         Pour ce qui est des itinéraires et des chemins empruntés, vous avez la carte générale sur cette page et plus de détails sur celle-ci. Ici je vais vous donner mon avis sur ces différents chemins, ainsi que quelques informations pratiques. Pour ma part je ne trouve pas utiles les guides. Sauf si vraiment vous voulez les informations historiques... sur les lieux fréquentés. Le balisage est très bon, il suffit de faire attention à bien suivre les coquilles. Je ne les sortais de mon sac que le soir pour savoir les kilomètres pour le lendemain. Pour ce qui est des hébergements, je détaillerai pour les différents chemins. Il suffit juste d'avoir une fiche avec dessus les hébergements, les kilomètres, les villes et villages avec leurs services (commerces...etc).

     

    - Chemin de Bretagne au départ de Redon jusqu'à Surgères.
     Très beau chemin, rien de spéciale à signaler. Le guide Rando-édition est très bien fait. Il faut le mettre à jour en allant sur le site des amis jacquaires de Bretagne qui donnent les dernières nouvelles quant aux hébergements. Je ne l'utilisais que pour les hébergements et informations pratiques. J'aurais du me faire des fiches avant, car il pèse un certain poids.

    - Hors chemin de Surgères à Royan.
     Ici il suffit d'aller sur le site des amis jacquaires de Saintes. Ils proposent des itinéraires (non balisés) qu'ils ont fait pour rejoindre d'autres chemins. Le chemin n'est pas balisé mais si vous suivez bien leurs indications vous n'aurez aucuns soucis pour trouver votre route. A Royan on prend un peu une claque en arrivant dans cette ville très balnéaire et touristique.

    - Le chemin du littoral de Soulac à Bayonne.
    Tout jeune balisage (2010) pour cette voie des anglais. Chemin très monotone si vous suivez le balisage qui emprunte des voies cyclables (lignes droites qui font jusqu'à 10 km sans virages). Pour ma part j'ai emprunté la plage quasiment jusqu'à Arcachon. Je n'ai pas fait le tour du bassin d'Arcachon, comme le propose le balisage, mais j'ai été jusqu'à la pointe du Cap Ferret, puis j'ai traversé en bac le bassin pour rejoindre la ville d'Arcachon où ne passe pas le chemin balisé. Ce chemin étant tout récent, il n'y a quasiment pas d'hébergements de prévus sur cette partie. Ainsi, il faut faire confiance, aller toquer aux portes... et vous aurez de très belles surprises d'accueil, de générosité et d'humanisme. A partir d'Arcachon vous trouverez plus d'hébergements de prévus ainsi qu'un balisage plus agréable. Pour ma part j'avais trouvé quelques informations sur ce site.

    - Le camino del Norte de Bayonne à Oviedo. (à La Isla plus exactement quant au camino del norte traditionnel)
     Ce chemin est très beau. Assez difficile pour les premières étapes en pays basque, après San Sebastian. Vous pouvez décider à la Isla de continuer le camino del Norte ou de rejoindre Oviedo qui est la ville de départ du camino primitivo. Vous n'avez pas besoin de guide pour ce chemin, son balisage change souvent. Il n'y avait pas deux guides qui donnaient les mêmes informations ( comparaison faites entre rando édition, lepère édition, allemand, espagnol...). Il suffit de suivre le balisage. A la cathédrale de Bayonne vous trouverez une présence jacquaire qui vous fournira les informations, recueillies et mises à jours par les pèlerins, sur les hébergements de tout le chemin. Ensuite, un peu plus loin, à l'office de tourisme (officina de tourismo) de San Sebastian, vous trouverez un petit livret très pratique dans lequel vous aurez tout ce dont vous aurez besoin pour votre chemin ( villes, villages, kilomètres, services, hébergements, prix...). Ce petit livret pèse rien et tient dans la poche, avec lui, plus besoin de guides. Et en plus, il est disponible en français.

    - Le camino Primitivo d'Oviedo à Melide.
     Le plus beau chemin jacquaire d'Espagne. On dit aussi que c'est le plus dur, mais l'on a rien sans rien... Très sauvage, montagneux... beaucoup de bonheur. Pour les infos pratiques, vous avez tout dans les fiches de Bayonne et le livret de San Sebastian. A un moment, sur ce chemin, s'offre à vous deux possibilités (je crois après Tineo). Soit passer par Pola de Allande ou emprunter le chemin de l'hospitalet (ou hospitales...). Je vous conseille vivement l'hospitales, c'est la plus belle étape de mon chemin. C'est dur physiquement, mais fabuleux. Je vous conseille aussi dans les premières étapes, de passer dormir dans l'auberge de Bodenaya. Vous y recevrez le plus bel accueil jacquaire par un homme plein d'humanité qui s'appelle Alex. N'hésitez pas à parler avec lui, son parcours et son amour du chemin sont très beaux à écouter.

    - Le camino Francès de Melide à Santiago.
    Ici on se prend une grande claque, c'est l'autoroute jacquaire. Tous ceux qui veulent avoir leur diplôme du pèlerin sont là. Ils viennent faire les 100 derniers kilomètres. Voyages organisés, tourisme jacquaire, voitures porteuses, cars.... tout y est. Nous avions prévus d'y passer deux nous, après la première nuit où j'ai du élever la voix avec des étudiants anglais sans respect, nous avons décidé de rallier Santiago en un coup (+ de 40 km). Beaucoup de pèlerins préfèrent dormir près de Santiago pour arriver dans la matinée. Nous sommes arrivés dans l'après-midi, nous étions donc tranquilles, personne au bureau jacquaire ni devant la cathédrale... Après c'est à vous de voir...

    - Le chemin du finistère de Santiago à Fisterra, puis Muxia.
    Je conseille vivement aux pèlerins de pousser jusqu'à Muxia. Depuis Santiago le chemin est très agréable. Ceux qui y vont à pied ne sont pas nombreux. Vous aurez des documents à l'office du tourisme de Saint Jacques. Généralement les pèlerins vont à Fisterra en trois étapes de mêmes distances. Nous avons préféré en faire deux très importantes et ainsi profiter toute la troisième journée de Fisterra. Pour ma part j'ai été plutôt déçu de Fisterra qui est très touristique et qui, pour moi, n'a pas beaucoup de sens avec le chemin. Par contre j'ai beaucoup apprécié Muxia, qui a un sens spirituel et jacquaire. Très peu de pèlerins y vont. C'est sauvage, authentique, magique...

    - Le camino Sanabrès (Via de la Plata) de Santiago à Zamora.
     Les paysages de Galice pour ce chemin sont superbes, je placerais ce chemin juste après le Primitivo en qualité et beauté. Étant en sens inverse, dès qu'il y avait un croisement, ça ne m'était pas possible de savoir d'où venait le chemin jacquaire. Etant donné que la balise est toujours à l'entrée du chemin d'où je venais. Ainsi je me suis contenter d'acheter la carte la plus précise possible (en Espagne étant le propriété de l'armée, on ne peut avoir que les routes). Ainsi de Santiago à San Lorenzo del Escorial j'ai emprunté le bitume des routes, routes nationales et chemins bordant les autoroutes. C'est pourquoi à Santiago j'avais acheté un lecteur mp3. Ne croisant pas d'autres pèlerins je me mettais dans ma bulle, ne voyais pas les camion qui passaient à pleine vitesse à un mètre de moi. Pour les questions pratiques j'avais trouvé sur le site d'un couple belge amoureux du chemin toutes informations nécessaires.

    - Le camino del Levante de Zamora à Cebreros (juste après Avila).
     Chemin difficile à cette période à cause des fortes chaleurs. Très peu fréquenté ce chemin ne compte pas beaucoup d'hébergements, il faut souvent toquer aux portes des couvents et monastères qui n'ouvrent pas toujours leurs portes. Sur Avila par contre il y a un très bon gîte. Sur ce chemin la population est plus accueillante car elle ne voit pas souvent des pèlerins. Pour les hébergements, c'est sur le même site que pour le camino Sanabrès.

    - Hors chemin de Cebreros à San Lorenzo del Escorial.
     Rien de spécial à dire pour deux étapes, j'ai toqué à des portes pour trouver où dormir... Ah si, pour ceux qui veulent comprendre l'histoire actuelle de l'Espagne et l'esprit des espagnols il est très intéressant de visiter le monastère de San Lorenzo del Escorial ( Panthéon des rois d'Espagne...) et le monastère de la Valle de los Caidos (fait par Franco à quelques kilomètres de San Lorenzo).

     

     

     

         Si vous voulez plus d'informations détaillées vous pouvez demander via ma page contact. Par exemple je viens de faire une liste de mes étapes de la via de la Plata (Zamora à Muxia) avec quelques infos personnelles pour une amie qui part dans 9 jours. Si vous comptez emprunter ce chemin je peux donc vous la faire parvenir.

     

       Et n'oubliez pas le plus important: l'esprit du chemin et le regard qu'il faut avoir. Un regard d'enfant, un regard simple et ouvert qui laisse place à l’incroyable, à la magie et qui accueille toutes les surprises qu'offre le chemin.

     

    Hub...

       Amitié jacquaire.

       Hub.

     

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  • Chers amis,

     

    Il y a de cela quatre jours. La vie m'a offert la chance de rencontrer Eric-Emmanuel Schmitt. Dans un petit théâtre de la fin du XVIII eme, de style « Louis Philippe », il était présent pour nous parler sur le thème: "Se rendre maître de son destin". Thème en lien avec son dernier ouvrage qui s'intitule La femme au miroir. Auteur positiviste, toujours souriant et d'une grande générosité. Il nous a partagé sa vision de l'Homme, de la Vie, de la mort et de l'âme.

    Je ne sais pas s'il connait le chemin de Saint Jacques. Mais sa vision de la vie est très proche de ce que l'on peut découvrir sur le camino:
    humanité, force des rencontres, simplicité, mysticisme naturel, spiritualité...

     

    Se rendre maître de son destin...
    Le petit prince et le renard, vus par Gally.

     

    J'ai eu la chance de pouvoir parler 5 minutes avec lui, entre-autre du Petit Prince qui est un livre qui nous affectionne l'un et l'autre. Ainsi il m'a donné envie d'oser essayer.

    Après mon périple sur les chemins jacquaires, plusieurs personnes m'ont conseillé d'écrire un livre sur ce que j'avais vécu. Je ne veux pas, car de nombreux pèlerins écrivent à leur retour de Saint Jacques. Je considère qu'il y a assez de livres sur le chemin.
    Par contre cela fait quelques temps que j'ai une idée de livre. Un livre qui essayerait d'offrir un regard sur le monde et la vie, en toute simplicité où le but serait que tous puissent y trouver un petit quelque chose...

    Travail d'écriture très compliqué, surtout que je n'ai jamais fait ce genre de chose. Mais tant que l'on essaie pas, on ne peut pas savoir si nous en sommes capables.

    Peut être que cela prendra 6 mois, un an, trois ans...
    Peut être que cela sera totalement raté...

    Mais peut être que le résultat sera positif. Alors j'aurai bien fait d'oser essayer.

     

    Voilà je voulais vous informer de mon projet actuel.
    Tel un pèlerin, nous continuons d'avancer sur notre chemin de vie.  Les rencontres éclairent notre route pour nous offrir toute la beauté de la vie.

     

    A bientôt

    Hub

     

     

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    Que du bonheur...

     

    Chers amis,

     

    En cette veille de Noël je vous souhaite que l'étoile qui a guidé les rois-mages au Christ, vienne s'ajouter aux étoiles de Compostelle, présentes dans votre cœur. Que celles-ci vous permettent de goûter au bonheur et à la beauté de la vie.

     

    Encore un grand merci à tous ceux qui m'ont soutenu durant mon pèlerinage.
    Vous êtes encore nombreux à venir sur le blog. Je compte continuer de le nourrir, mais malheureusement, il ne se passe pas grand chose pour moi actuellement. Je suis à la recherche d'une lune à attraper et je suis sur que 2012 me l'offrira. Si vous avez des idées; n'hésitez pas à me les partager. C'est par les autres que nous avançons.

    Pour les nouveaux qui découvrent mon blog en ayant eu l'idée merveilleuse de partir sur les chemins jacquaires. Si vous désirez des conseils, informations et autres renseignements sur le chemin, n'hésitez pas à me contacter via la page contact.
    Ce sera avec beaucoup de joie que j'essayerai de vous partager quelques étoiles.

     

    N'oubliez jamais de sourire car la joie est le premier pas vers le bonheur.

    à bientôt pour la suite...

     

    Hub.

     

     

     

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    Retour Partie 3:

    Confiance...

     

    Quoi de plus agréable que de pouvoir vivre heureux, en toute confiance, sans avoir à se faire de souci?
    Quoi de plus agréable que d'avoir tout ce dont on a besoin, au moment opportun?

    Pouvoir vivre le  moment présent pleinement car le jour d'après est à des années lumières de la magie offerte par le soleil à son réveil en cette matinée sur le camino de Santiago...
    Profiter... Profiter... Profiter à fond... C'est une chance.

     

    J'ai pu expérimenter et vivre la magie de la confiance quand je me suis rendu compte que j'avais tout ce qu'il me fallait, quand j'en avais besoin. La confiance c'est un petit peu comme un abandon. Il faut oser faire confiance. Au début cela m'était compliqué car je m'inquiétais et cherchais la sécurité. Oui, je voulais prévoir, c'était dur de ne pas savoir où j'allais dormir le soir-même, de ne pas savoir si j'allais trouver à manger... A quoi cela me servait il de me faire du souci avant d'en avoir la nécessité? Sinon à m'empêcher de vivre pleinement le moment présent et  profiter de ce qu'il m'offrait.

    Dans tous les articles écrits durant ma pérégrination sur les chemins français, vous avez pu constater de nombreuses surprises fabuleuses que le chemin m'a offert... Et je ne vous ai pas tout conté...
    A des moments, ça m'est arrivé de me fermer à ces surprises, en voulant jouer la sécurité et en prévoyant quelques heures avant la nécessité.

    En France, le jour où j'ai fait mon étape de 50 km, deux ou trois heures avant d'arriver à mon lieu d'étape, dans la ville précédente, je me suis renseigné sur les hébergements possibles et je les ai contacté tout de suite. Je me suis retrouvé dans un petit appartement très bien, situé dans un centre de vacances... Le lendemain, avant de reprendre le chemin, je suis allé à la messe du village. J'y ai été très bien accueilli. Après avoir discuté quelques instants avec le prêtre, je me suis fait disputer par celui-ci, du fait que je n'étais pas passé le voir la veille. Il m'a dit qu'il aurait beaucoup apprécié de m'héberger au presbytère et de partager un dîner en discutant avec moi...

     

    Retour Partie 3: Confiance...
    Chevaux dans les marais de Rochefort.

     

     Le fait d'avoir confiance m'a permis d'être pleinement ouvert aux rencontres que j'ai faites et  de recevoir ainsi de superbes cadeaux humains ... comme toutes les soirées passées chez des personnes merveilleuses qui m'ont si bien accueilli et ouvert leurs portes, d'autres qui m'ont offert un repas, d'autres un café avec une part de gâteau, d'autres une glace, d'autres un concert privé... etc

    Un grand merci à ces hommes et femmes qui ont osé m'ouvrir leurs portes et souvent leurs cœurs. Vous m'avez accompagné tout le long de mon chemin et permis d'arriver au bout. Dans certains moments un peu difficile, en Espagne, je repensais à tout ce que vous m'aviez donné, et alors, mon cœur se mettait à battre plus fort pour me donner la force et la joie d'avancer.

     J'ai beaucoup de chance et j'en remercie Dieu... Car cette confiance m'habite toujours depuis que je suis rentré et je ferai tout pour la maintenir éveillée. La vie est beaucoup plus simple en sa compagnie...

     

    Retour Partie 3: Confiance...
    Sur le camino Primitivo...

     

    A très bientôt.

    Hub

     

     

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    Retour, Partie 2

     

    Recevoir gratuitement, c'est donner...

     

    On nous dit souvent que c'est en donnant que l'on reçoit. Sur le chemin j'ai appris qu'en osant recevoir simplement on pouvait donner. Les gestes de donner et de recevoir sont très similaires. Dans les deux cas il faut ouvrir son cœur et le faire avec amour. Dans les deux cas on a le même geste, les bras ouverts et tendus.

     

    On nous dit que les cadeaux font plus plaisirs à ceux qui les donnent qu'à ceux qui les reçoivent. Si je reçois simplement et gratuitement, ainsi je permet à celui qui m'offre d'avoir la joie d'offrir.
    Cela n'a pas été facile pour moi, au début de mon chemin, d'oser l'humilité de toquer à des portes pour avoir un toit et un couvert pour la nuit. Ca n'a pas été facile d'oser dire oui et merci lorsque l'on me proposait un café et une part de gâteau quand je passais devant une maison où ses habitants m'ouvraient la porte... Ça n'a pas été facile après avoir mangé un paquet de BN, d'accepter le saucisson maison que m'offrait un ouvrier espagnol sur le bord de la route...

    Et pourtant en acceptant simplement et en ouvrant mon cœur à ce que ces personnes me donnaient, celles qui m'avaient offert un toit et un diner me remerciaient le lendemain matin en me disant au-revoir. Celles qui m'offraient un café et une part de gâteau au noix ne voyaient pas leur après-midi passer après avoir discuté plus d'une heure dans leur cuisine avec moi. L'ouvrier espagnol arborait le plus beau des sourires en me disant que c'était lui qui avait fait son saucisson et son jambon qu'il m'offrait avec fierté.
    Certains m'ont même fait des cadeaux quand je quittais leur maison au petit matin, alors que matériellement je ne leur avais rien donné. Tandis qu'eux m'avaient déjà offert un lit, un apéritif, un excellent dîner et un petit déjeuner qui vous donne des forces pour toute une journée de marche.

    Retour Partie 2 : Recevoir gratuitement, c'est donner...
    Lever de soleil en arrivant sur Zamora

    Oui il est bon de donner. J'étais heureux de pouvoir offrir une bobine de fil et une aiguille à ces jeunes américains arborant des pied remplis d'ampoules et n'ayant rien pour les traiter. J'étais heureux quand un second pèlerin arrivait dans l'auberge et que je pouvais lui proposer de partager mon repas que je venais de préparer car j'avais assez pour deux personnes. J'étais heureux quand je pouvais partager de mon mélange huile d'arnica - alcool de romarin avec ceux qui avaient des douleurs diverses et variées. J'étais heureux quand je pouvais donner un peu de ma vision de la vie à une pèlerine qui avait du mal à être heureuse dans son quotidien...

     

    Vous m'offrez de merveilleux cadeaux quand vous mettez vos commentaires sur mon blog, me remerciant de ce que je vous partage en vous ouvrant mon cœur et mon expérience.
    Permettre aux autres de nous donner, de nous aimer, les remercier avec le cœur, avec un sourire plein d'amour... C'est leur faire un très beau cadeau: l'expérience du don gratuit, l'expérience de l'Amour.

     

    Aujourd'hui, quand je vais boire un verre dans un bar avec un ami et que celui-ci me dit que "c'est pour lui" ou qu'il me l'offre. Je lui dis simplement merci avec un grand sourire. Avant de partir j'avais tendance à répondre: "La prochaine fois ce sera pour moi" dans une optique de remboursement. Mais dans ce cas je ne permettais pas à mon ami de me faire un cadeau et ne recevais pas son geste comme tel. Maintenant j'ai l'impression que c'est Noël tous les jours... et puis les fois suivantes c'est moi qui fait le père-Noël... C'est quand même plus agréable de recevoir et de donner gratuitement... les relations sont plus simples et plus saines.

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    Capitan Nemo, jeune pélerin coréen...

    Merci du fond du cœur de m'avoir donner la force de faire ce merveilleux voyage de Vie.

     

    A bientôt.

    Hub

     

     

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