• (re) Naître sur le chemin...

    "Il se peut que le grand problème de notre vie
    ne soit pas tellement de vivre, mais finalement de naître!...

    Petit matin sur la jetée de Le Palais (Belle Île en Mer)
    Petit matin sur la jetée de Le Palais (Belle Île en Mer).



    Partout il est dit que nous avons le mal de vivre.
    N’aurions-nous pas plutôt le mal de naître ?
    C’est-à-dire de devenir celui que nous sommes véritablement.

     Car nous ne sommes pas l’homme que nous paraissons être :
    célèbre ou inconnu, riche ou démuni, habile ou maladroit…
    Tout cela, c’est l’apparence des choses.
    Nous sommes un homme qui cherche à naître.

    Si tu saisis en toi cette pulsation merveilleuse qui te porte
    à ne pas être aujourd’hui ce que tu étais hier,
    Tu es en train de naître.

    Si tu te sens aujourd’hui capable d’un amour tout neuf
    que tu n’espérais pas hier,
    Tu es en train de naître.

    Sois sûr que la plus grande chose de la vie, ce n’est pas  de
    vivre, c’est de naître constamment pour ne pas être vieux.

    Puisses-tu garder de cet instant la saveur d’une rencontre !
    Dieu vient remplir tes mains de pauvre.
    La nouveauté que tu espères, il peut la faire jaillir en toi.

    Puisses-tu garder de cet instant la confiante et humble certitude
    Que tu es appelé indéfiniment à être et,
    tout autant, appelé à faire naître les autres."




    Ce texte m'a été donné par un ami, qui d'ailleurs doit en être l'auteur, quelques temps avant que me vienne l'idée de partir seul, sur les chemins de Compostelle. Je viens de remettre la main dessus et, en le parcourant, je suis frappé par le lien qu'il a avec le chemin, et donc, avec la vie... Nous pourrions dire, à tous pèlerin rentrant d'avoir embrassé l'apôtre Jacques, dans sa cathédrale de Compostelle, ces mots:

     

    Puisses-tu garder de ce pèlerinage la saveur d’une rencontre !
    Dieu vient remplir tes mains de pauvre. 
    La nouveauté que tu espères, il peut la faire jaillir en toi.



    Puisses-tu garder de ce chemin la confiante et humble certitude
    Que tu es appelé indéfiniment à être et,
    tout autant, appelé à faire naître les autres.

     


     Naître constamment pour être pleinement et faire naître les autres... Le chemin nous permet de nous libérer du monde pour nous révéler à nous même, pour naître. Ainsi, lorsque nous foulons la terre de nos pas, libres, confiants, les sens en éveil, l'oeil pétillant, sourire aux lèvres et coeur lumineux, nous avons ce magnifique sentiment d'Être et de Vivre. Cela me rappelle une autre phrase, de Maurice Béjart: "Je n'en finis pas de commencer ma vie! Quand je pense qu'il y en a qui n'attendent pas d'avoir vingt ans pour commencer leur mort!"... Continuellement, commencer sa vie, naître, pour ne pas vieillir... Certains vont jusqu'à voir la mort comme une nouvelle naissance, la considérant simplement comme un passage, un changement, une surprise, comme tant d'autres qui s'offrent à nous sur notre chemin de vie.

     
     

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