• Quelques conseils...

     

     

         Constatant un grand nombre de visites sur mon blog, j'en déduis que de nombreuses personnes préparent leur départ futur sur les chemins jacquaire. Ainsi je me suis dit qu'il serait peut être bon que je donne quelques petits conseils liés à ma maigre expérience du chemin. Les articles que j'avais écrit dans la rubrique préparation sont ceux d'un jeune futur pèlerin qui n'avait pas encore parcouru le chemin. Je pense donc qu'il serait bon que je complète ces différents articles par celui-ci.

     

    Linge séchant au soleil...
    Linge séchant au soleil sur les derniers kilomètres du Camino Primitivo.

     

    Le matériel:

     

         Je suis parti avec 19 Kg sur le dos, ce qui est beaucoup trop. Ne pouvant plus avancer, au bout de trois jours j'ai retiré quelques affaires de mon sac pour descendre son poids à 15-16 Kg (avec eau et nourriture). Ce qui, pour beaucoup de pèlerins rencontrés, est trop. Étant jeune, je m'y suis adapté et ai pu quand même parcourir tous ces kilomètres avec. Si vous voulez partir léger, je ne suis pas une bonne référence... mais je peux quand même vous proposer quelques astuces pratiques.

    - Avoir une poche à eau ou bouchon avec tuyau qui se visse sur tout type de bouteilles ou gourdes (ce que j'ai trouvé à Compostelle). Jusqu'à Santiago j'avais une gourde et une petite bouteille d'eau dans un poche de mon sac. J'étais donc obligé de retirer mon sac à chaque fois que j'avais soif. Vu son poids, je me suis rapidement fait les muscles. Ça c'est pour le point positif, le point négatif est que, souvent, je préférais repousser le moment où j'allais boire. Ainsi je jouais avec ma santé... Après Compostelle je savais que j'allais parcourir des territoires très secs et sous de fortes températures. il me fallait donc devenir sérieux. Ce système de grande paille est extrêmement pratique. (Merci Louis).

    - Pour la pluie... j'avais un parapluie que je n'ai utilisé qu'à Santiago lors de mes journées de détente. D'ailleurs je me le suis fait voler. Pour ma part cela ne m'a donc pas été du tout utile. Je suis parti avec un pantalon en gore tex très léger, que je sortais dès qu'il pleuvait. Je ne le regrette pas du tout. Imperméable, il me permettait surtout de ne pas mouiller mes chaussettes et mes poches dans lesquelles se trouvaient téléphones et autres outils fragiles. J'avais opté pour une veste en gore tex légère. Je transpirais beaucoup dedans, par contre elle coupait très bien le vent pour certains départs matinaux assez frais. Je conseille donc les grandes capes style pancho (très légères) qui couvrent également le sac. Il n'y a rien de pire que d'avoir les affaires de son sac mouillées, même si les sacs ont aujourd'hui des poches intégrées (efficaces par vent arrière, mais par vent de côté l'eau arrive à se glisser entre la poche et vous).

    - Les chaussures: il n'y a pas de règles... Je suis parti avec des chaussures de chez décathlon (marque quechua). Chaussures de base à bas prix. Je voulais des chaussures légères mais imperméables. J'ai fait tout le périple avec (environ 2500 à 2700 km) en marchant dans l'eau de mer, le sable... etc. Elles n'ont jamais pris l'eau. J'ai vraiment été surpris par la qualité pour un si bas prix (je ne me rappelle plus exactement, entre 55 et 70 € ).

    - Je suis parti avec des T-shirts en coton de ma garde-robes. Ceux ci mettent beaucoup de temps à sécher après lavage. Après avoir constaté l'efficacité de ceux des autres pèlerins, je conseille vivement les T-shirts en matières synthétiques qui sont très légers et qui sèche extrêmement vite.

    - Hygiène: penser à vider la moitié de ses shampoings et dentifrices, car cela fait lourd dans le sac. Pour ma part j'ai utiliser en permanence un savon style savon de Marseille. Cela permet de laver le bonhomme et le linge. Mes amis à Madrid étaient surpris de constater la propreté de mes T-shirts blancs après avoir été portés tous les jours pendant plus de trois mois.

    - Un tire-bouchon est très utile quand nous décidons, entre pèlerins, d’arroser le diner d'un excellent Rioja.

    - Le soleil... Crème solaire importante pour les premiers jours. En une journée, le  soleil n'oubliera pas de vous colorer d'une teinte écrevisse qui fera sourire la pharmacienne. Par contre j'ai porté dans mon sac une paire de lunettes de soleil que je n'ai posé sur mon nez qu'en journées de repos ou de détente. Je vous conseille vivement d'avoir un chapeau ou un bob, surtout si vous partez en périodes estivales.

    - Pour étendre son linge il est bon d'avoir quelques pinces-à-l'inge dans son sac. Sinon vous pouvez aussi faire preuve d'imagination en prenant des petits morceaux de bois sur place, et en les fendant à moitié, dans le sens de la longueur. Ainsi vous n'avez pas besoin de les porter et cela fait forte impression aux yeux des jolies pèlerines.

    - Santé... Sans hésitations je vous conseille d'avoir de l'huile naturelle d'arnica ainsi que de l'alcool de romarin (ou huile essentielle de romarin). Le soir si vous avez une petite douleur d'articulation, de muscles, de tendons... vous versez dans votre main un peu d'huile et quelques goutes d'alcool, vous mélangez puis appliquez en massant la zone douloureuse. Le lendemain vous ne sentirez plus rien. Pour les ampoules la meilleure technique est celle du fil et de l'aiguille. Vous passez l'aiguille sur la flamme d'un briquet. Vous percez l'ampoule. Vous laissez le fil à l'intérieur. Vous mettez un peu de betadine. Le lendemain matin l'ampoule est sèche. Il se peut qu'elle se regonfle durant la journée. Alors vous tirez un peu sur le fil pour la vider, un peu de bétadine et ce coups ci, normalement ce sera bon.

    - Alimentation... Pour ma part j'avais toujours des fruits secs, surtout des dates qui sont très riches pour le corps. Je mangeais aussi une pomme par jour et souvent des bananes. Mon sac était lourd du fait, aussi, que j'avais toujours des réserves de nourriture dedans: pâtes ou riz, boite de thon, saucisson, pain... Mais la majorité des pèlerins achètent au jour-le-jour.

     

    Si d'autres idées me reviennent je mettrai à jour cette liste.

     

    Chapelle du primitivo...
    Chapelle perchée sur les hauteurs du camino primitivo...

     

    L'itinéraire et les différents chemins empruntés:

     

         Pour ce qui est des itinéraires et des chemins empruntés, vous avez la carte générale sur cette page et plus de détails sur celle-ci. Ici je vais vous donner mon avis sur ces différents chemins, ainsi que quelques informations pratiques. Pour ma part je ne trouve pas utiles les guides. Sauf si vraiment vous voulez les informations historiques... sur les lieux fréquentés. Le balisage est très bon, il suffit de faire attention à bien suivre les coquilles. Je ne les sortais de mon sac que le soir pour savoir les kilomètres pour le lendemain. Pour ce qui est des hébergements, je détaillerai pour les différents chemins. Il suffit juste d'avoir une fiche avec dessus les hébergements, les kilomètres, les villes et villages avec leurs services (commerces...etc).

     

    - Chemin de Bretagne au départ de Redon jusqu'à Surgères.
     Très beau chemin, rien de spéciale à signaler. Le guide Rando-édition est très bien fait. Il faut le mettre à jour en allant sur le site des amis jacquaires de Bretagne qui donnent les dernières nouvelles quant aux hébergements. Je ne l'utilisais que pour les hébergements et informations pratiques. J'aurais du me faire des fiches avant, car il pèse un certain poids.

    - Hors chemin de Surgères à Royan.
     Ici il suffit d'aller sur le site des amis jacquaires de Saintes. Ils proposent des itinéraires (non balisés) qu'ils ont fait pour rejoindre d'autres chemins. Le chemin n'est pas balisé mais si vous suivez bien leurs indications vous n'aurez aucuns soucis pour trouver votre route. A Royan on prend un peu une claque en arrivant dans cette ville très balnéaire et touristique.

    - Le chemin du littoral de Soulac à Bayonne.
    Tout jeune balisage (2010) pour cette voie des anglais. Chemin très monotone si vous suivez le balisage qui emprunte des voies cyclables (lignes droites qui font jusqu'à 10 km sans virages). Pour ma part j'ai emprunté la plage quasiment jusqu'à Arcachon. Je n'ai pas fait le tour du bassin d'Arcachon, comme le propose le balisage, mais j'ai été jusqu'à la pointe du Cap Ferret, puis j'ai traversé en bac le bassin pour rejoindre la ville d'Arcachon où ne passe pas le chemin balisé. Ce chemin étant tout récent, il n'y a quasiment pas d'hébergements de prévus sur cette partie. Ainsi, il faut faire confiance, aller toquer aux portes... et vous aurez de très belles surprises d'accueil, de générosité et d'humanisme. A partir d'Arcachon vous trouverez plus d'hébergements de prévus ainsi qu'un balisage plus agréable. Pour ma part j'avais trouvé quelques informations sur ce site.

    - Le camino del Norte de Bayonne à Oviedo. (à La Isla plus exactement quant au camino del norte traditionnel)
     Ce chemin est très beau. Assez difficile pour les premières étapes en pays basque, après San Sebastian. Vous pouvez décider à la Isla de continuer le camino del Norte ou de rejoindre Oviedo qui est la ville de départ du camino primitivo. Vous n'avez pas besoin de guide pour ce chemin, son balisage change souvent. Il n'y avait pas deux guides qui donnaient les mêmes informations ( comparaison faites entre rando édition, lepère édition, allemand, espagnol...). Il suffit de suivre le balisage. A la cathédrale de Bayonne vous trouverez une présence jacquaire qui vous fournira les informations, recueillies et mises à jours par les pèlerins, sur les hébergements de tout le chemin. Ensuite, un peu plus loin, à l'office de tourisme (officina de tourismo) de San Sebastian, vous trouverez un petit livret très pratique dans lequel vous aurez tout ce dont vous aurez besoin pour votre chemin ( villes, villages, kilomètres, services, hébergements, prix...). Ce petit livret pèse rien et tient dans la poche, avec lui, plus besoin de guides. Et en plus, il est disponible en français.

    - Le camino Primitivo d'Oviedo à Melide.
     Le plus beau chemin jacquaire d'Espagne. On dit aussi que c'est le plus dur, mais l'on a rien sans rien... Très sauvage, montagneux... beaucoup de bonheur. Pour les infos pratiques, vous avez tout dans les fiches de Bayonne et le livret de San Sebastian. A un moment, sur ce chemin, s'offre à vous deux possibilités (je crois après Tineo). Soit passer par Pola de Allande ou emprunter le chemin de l'hospitalet (ou hospitales...). Je vous conseille vivement l'hospitales, c'est la plus belle étape de mon chemin. C'est dur physiquement, mais fabuleux. Je vous conseille aussi dans les premières étapes, de passer dormir dans l'auberge de Bodenaya. Vous y recevrez le plus bel accueil jacquaire par un homme plein d'humanité qui s'appelle Alex. N'hésitez pas à parler avec lui, son parcours et son amour du chemin sont très beaux à écouter.

    - Le camino Francès de Melide à Santiago.
    Ici on se prend une grande claque, c'est l'autoroute jacquaire. Tous ceux qui veulent avoir leur diplôme du pèlerin sont là. Ils viennent faire les 100 derniers kilomètres. Voyages organisés, tourisme jacquaire, voitures porteuses, cars.... tout y est. Nous avions prévus d'y passer deux nous, après la première nuit où j'ai du élever la voix avec des étudiants anglais sans respect, nous avons décidé de rallier Santiago en un coup (+ de 40 km). Beaucoup de pèlerins préfèrent dormir près de Santiago pour arriver dans la matinée. Nous sommes arrivés dans l'après-midi, nous étions donc tranquilles, personne au bureau jacquaire ni devant la cathédrale... Après c'est à vous de voir...

    - Le chemin du finistère de Santiago à Fisterra, puis Muxia.
    Je conseille vivement aux pèlerins de pousser jusqu'à Muxia. Depuis Santiago le chemin est très agréable. Ceux qui y vont à pied ne sont pas nombreux. Vous aurez des documents à l'office du tourisme de Saint Jacques. Généralement les pèlerins vont à Fisterra en trois étapes de mêmes distances. Nous avons préféré en faire deux très importantes et ainsi profiter toute la troisième journée de Fisterra. Pour ma part j'ai été plutôt déçu de Fisterra qui est très touristique et qui, pour moi, n'a pas beaucoup de sens avec le chemin. Par contre j'ai beaucoup apprécié Muxia, qui a un sens spirituel et jacquaire. Très peu de pèlerins y vont. C'est sauvage, authentique, magique...

    - Le camino Sanabrès (Via de la Plata) de Santiago à Zamora.
     Les paysages de Galice pour ce chemin sont superbes, je placerais ce chemin juste après le Primitivo en qualité et beauté. Étant en sens inverse, dès qu'il y avait un croisement, ça ne m'était pas possible de savoir d'où venait le chemin jacquaire. Etant donné que la balise est toujours à l'entrée du chemin d'où je venais. Ainsi je me suis contenter d'acheter la carte la plus précise possible (en Espagne étant le propriété de l'armée, on ne peut avoir que les routes). Ainsi de Santiago à San Lorenzo del Escorial j'ai emprunté le bitume des routes, routes nationales et chemins bordant les autoroutes. C'est pourquoi à Santiago j'avais acheté un lecteur mp3. Ne croisant pas d'autres pèlerins je me mettais dans ma bulle, ne voyais pas les camion qui passaient à pleine vitesse à un mètre de moi. Pour les questions pratiques j'avais trouvé sur le site d'un couple belge amoureux du chemin toutes informations nécessaires.

    - Le camino del Levante de Zamora à Cebreros (juste après Avila).
     Chemin difficile à cette période à cause des fortes chaleurs. Très peu fréquenté ce chemin ne compte pas beaucoup d'hébergements, il faut souvent toquer aux portes des couvents et monastères qui n'ouvrent pas toujours leurs portes. Sur Avila par contre il y a un très bon gîte. Sur ce chemin la population est plus accueillante car elle ne voit pas souvent des pèlerins. Pour les hébergements, c'est sur le même site que pour le camino Sanabrès.

    - Hors chemin de Cebreros à San Lorenzo del Escorial.
     Rien de spécial à dire pour deux étapes, j'ai toqué à des portes pour trouver où dormir... Ah si, pour ceux qui veulent comprendre l'histoire actuelle de l'Espagne et l'esprit des espagnols il est très intéressant de visiter le monastère de San Lorenzo del Escorial ( Panthéon des rois d'Espagne...) et le monastère de la Valle de los Caidos (fait par Franco à quelques kilomètres de San Lorenzo).

     

     

     

         Si vous voulez plus d'informations détaillées vous pouvez demander via ma page contact. Par exemple je viens de faire une liste de mes étapes de la via de la Plata (Zamora à Muxia) avec quelques infos personnelles pour une amie qui part dans 9 jours. Si vous comptez emprunter ce chemin je peux donc vous la faire parvenir.

     

       Et n'oubliez pas le plus important: l'esprit du chemin et le regard qu'il faut avoir. Un regard d'enfant, un regard simple et ouvert qui laisse place à l’incroyable, à la magie et qui accueille toutes les surprises qu'offre le chemin.

     

    Hub...

       Amitié jacquaire.

       Hub.

     

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  • Commentaires

    1
    Vendredi 30 Mars 2012 à 11:34

    Fort bel article donnant envie de refaire son sac pour se remettre en marche. Merci Hubert.

    Au passage, voici un lien pour vous aider à faire votre sac : http://www.aillet.com/marchemaritime/camino

    Buen Camino

    Amitié

    JFA

    2
    une certaine Anne
    Mardi 15 Mai 2012 à 23:05

    Bonsoir Hubert,

    Quel plaisir de faire un  petit tour sur ton blog et te retrouver.

    Vas-tu bien ?

    Je confirme, ta "médecine" huiles essentielles arnica et romarin sauvage est "miraculeuse".  Je t' ai "béni" chaque soir de ce chemin ! Et quel parfum agréable, en plus, un plaisir de se frictionner les pieds  avec. J' ai la chance de ne jamais avoir d' ampoule.

    Tu as tout à fait raison : avec la poche à eau, on n' attend pas d' avoir soif pour boire,  c' est si pratique.

    Difficile, lorsque l' on part pour un long chemin de descendre en-dessous de 13 kgs. Je n' y arrive pas et, d' ailleurs,  à un moment ou à un autre, le besoin de tout ce que contient le sac se présente.

    A ta liste, je rajouterai un bout de ficelle pour etendre le linge lorsque il n' y a pas (ou plus) de fil à linge.

    Un grand sac poubelle, aussi, pour pouvoir s' asseoir dans l' herbe, même en cas de pluie et aussi, mais là, c' est ma phobie personnelle, pour y mettre le sac, la nuit, si l' on craint de plausibles punaises... parfois, elles sont mêmes plus que "plausibles"...

    Bon, en même temps, j' ai quelques scrupules à rajouter des conseils auprès d' un compagnero aussi expérimenté que toi.

    Prends soin de toi, jeune Hubdert.

    Anne

    3
    une certaine Anne
    Mardi 15 Mai 2012 à 23:21

    Un rajout au commentaire précédent :

    Encore une fois, je partage complètement tes opinions au sujet de Fisterra et Muxia.

    A Fisterra, le port est beau, point. Le folklore au phare ? Bon, pas pour moi.

    Mais Muxia... Ah ! Muxia. Comme tu le sais, à rester des heures face à l' océan. Un lieu d' une grande spiritualité. Un lieu, où l' on pourrait venir finir ses jours. Un lieu, pour penser à son chemin, avant de rentrer...  Un lieu d' incandescence.

    Anne

     

    4
    cheminmadrid Profil de cheminmadrid
    Mardi 22 Mai 2012 à 10:01

    Merci beaucoup Anne pour ton passage sur le blog.

    Merci pour tes conseils supplémentaires. La question du poids du sac est différente pour chacun. J'ai croisé des pèlerins (qui partait pourtant un temps assez long) portant un sac de 8 à 9 kg maxi. Mais ils ont tout d'optimisé, ils coupent leur brosse à dent en deux, micro tube de dentifrice...etc. D'autres comme Jean François A ( qui a écrit plus haut) sont partis avec 25 kg sur le dos et le ventre. Mais 13 kg pour une femme, cela fait un gros sac, tu dois être très musclée... hihihi

    Je suis heureux que tu partages mon avis quant à Fisterra et Muxia. Fisterra est agréable au levé du soleil, quand on part pour Muxia. Mais Muxia, c'est la conclusion importante du camino. Difficile de décrire quelque chose que l'on ressent au fond de soi, un sentiment, une émotion. Mais après tout ce chemin et la grande arrivée à Compostelle. Muxia offre une conclusion intimiste, où notre esprit est en paix et nous dit: "ça y est, tu peux rentrer le coeur plein de joie auprès des tiens".

     

    Au plaisir qu'un jour nos chemins se croiset pour partager tout cela de vive-voix.

    Hub

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