• Qu'est-ce qu'un vrai pèlerin?

    Qu'est-ce qu'un vrai pèlerin?

     

    "Le vrai pèlerin, c'est moi!"

    Le "vrai pèlerin" de mon propre pèlerinage, c'est forcément moi...

     

    Le temps du pèlerinage est un temps d'introspection, de dépouillement, de libération, de (re)connaissance de nous-même, de découverte, d'ouverture.

    Il apporte paix, sérénité, douceur, joie profonde, vérité et bienveillance.

     

    Cette question, ou du moins, des réponses à cette question habitent souvent le discours des pèlerins à leur arrivée en la ville de l'apôtre Saint Jacques. Chacun y va de sa définition du pèlerin en se basant sur sa propre attitude sur le chemin. On émet beaucoup de doutes, voir des jugements, sur la qualité pèlerine de ceux qui nous entouraient sur le chemin, mais surtout, on ne remet pas en question son propre cheminement.

    "Le vrai pèlerin, c'est moi!" Ce en quoi ils n'ont pas tout à fait tort car le plus important est de réaliser son propre pèlerinage. Il y a autant de chemins différents que de pèlerins, de la même façon qu'il y a autant de vies différentes que d'êtres humains. Alors, plutôt que de se soucier de l'attitude du voisin, essayons d'être le pèlerin de notre chemin. Ainsi, le "vrai pèlerin" de mon propre pèlerinage, c'est forcément moi...

    Le temps du pèlerinage est un temps d'introspection, de dépouillement, de libération, de (re)connaissance de nous-même, de découverte, d'ouverture. Il apporte paix, sérénité, douceur, joie profonde, vérité et bienveillance.

    Juger les autres pèlerins pour leur présence sur le chemin n'apporte ni joie, ni paix, ni sérénité, mais plutôt de l'aigreur, de l'amertume et une certaine fermeture.

    C'est amusant car les pèlerins que j'ai rencontré à Santiago et qui étaient dans cette démarche, ils étaient passés à côté de leur pèlerinage. Ils ont oublié de vivre ce qu'ils avaient à vivre sur leur propre chemin. A s'occuper du chemin du voisin, ils en avaient oublié le leur... Ces attitudes entrainent une fermeture du cœur, une fermeture de l'esprit, une réduction du champ visuel, une fermeture des mains. Hors, à force de parler avec des pèlerins, je me rends compte que le plus important, pour un pèlerin, c'est l'ouverture. Quel que soit notre histoire, quel que soit le temps que nous passons sur le chemin (une semaine ou trois mois), quel que soit notre mode de transport (à pied, à cheval ou en voiture), est pèlerin celui qui s'ouvre au chemin, au monde, à lui-même, à Dieu; est  pèlerin celui qui accueille le chemin, le monde, lui-même et Dieu.

    Après avoir partagé avec des centaines de pèlerins durant l'été à leur arrivée à Santiago, je peux vous dire que tous les pèlerins qui ont vécu de magnifiques chemins de pèlerinages, sont ceux qui ont tout ouvert pour accueillir les pluies de grâces qui leur étaient offertes.

     

    *Aparté: la nécessité de cet article m'a été inspiré par la rencontre d'un jeune pèlerin d'une trentaine d'années qui se disait vrai pèlerin. Cela faisait presque trois mois qu'il était sur le chemin. Parti "comme tout le monde", petit à petit, il a vidé son sac pour l'abandonner dans un refuge, a quitté ses chaussures pour marcher pieds-nus, a laissé sa bourse pour mendier le gîte et le couvert et a fermé sa bouche pour la rouvrir à mes côtés après un mois de silence. Ce pèlerin en avait après tout le monde. Lui, était un vrai pèlerin car il faisait le chemin "de la même manière que les jacquets du Moyen-Age". Les autres n'avaient rien à faire ici... Il en avait après ceux qui le prenaient en photo parce qu'il était pieds-nus. Il en avait après les organisateurs du chemin parce qu'il devrait y avoir tous les services nécessaires pour les "vrais pèlerins qui font le chemin sans argent". Il en avait après les pèlerins qui parlent, qui portent des sacs, qui dorment, qui mangent, qui.. qui, etc, etc.

    Tout cela amène a une réflexion sur l'ouverture, sur la liberté de ses choix et le fait de les assumer (si on fait le chemin sans argent on assume les conséquences de ne pas pouvoir toujours être hébergé, etc), sur la démarche d'humilité du pèlerin (les revendications sont nourries par l'orgueil, même si on croit être humble parce qu'on est pieds-nus), etc. Tant de points que je n'ose développer aujourd'hui... A bientôt pour d'autres articles.

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  • Commentaires

    1
    Une certaine Anne
    Mardi 1er Décembre 2015 à 10:00

    Bonjour Hubert,

    Hihihi, "Le vrai pèlerin, c' est moi !" Génial, bravo pour la trouvaille ! Voilà qui va couper court à toutes les gloses plus ou moins vaines...

    Plus sérieusement, un grand merci pour ce partage d' expérience. Vous êtes peu nombreux à avoir pratiqué cet accompagnement spirituel  des pèlerins à leur arrivée à Santiago. Merci de nous en donner un aperçu.

    Quel réconfort cet accueil a dû être pour les pèlerins dans cette attente ! L' arrivée peut être, parfois, un peu déstabilisante.

    Triste, l' histoire de ce pèlerin dont toute joie semble s' être absentée du chemin après (à cause ?) tant d' exigence envers lui-même.

    On se sent malheureux pour lui.

    Dommage, puisque le manque d ouverture aux autres,  le refus de l' altérité, isolent.

    Mais saint-Jacques, qui a plus d' un tour dans son sac comme chacun sait, appellera-t-il à nouveau ces pèlerins en colère (les autres aussi, j' espère bien, hihihi) sur un chemin différent pour q' " une pluie de grâces", comme tu l' écris si joliment, les apaise.

    Bises, Hubert.

    Anne

     

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    Mardi 1er Décembre 2015 à 10:47

    Bonjour Anne,

    merci pour ton message. Oui, c'est toujours triste d'accueillir un pèlerin à son arrivée, qui se trouve englué dans une sombre tour aux hauts murs. Mais comme tu dis, St Jacques a plus d'un tour dans son sac. Parfois il se passe un déclic dans le coeur du pèlerin, dans les derniers instants de son pèlerinage, sur le chemin menant à l'immensité de l'océan, ou face au coucher de soleil sur Notre Dame de Muxia...

    Dans l'exemple de ce pèlerin qui se disait vrai pèlerin, ce qui m'a le plus marqué c'est sa colère contre les hébergements pèlerins qui ne faisaient rien pour accueillir les "vrais" pèlerins comme lui, qui n'avaient pas un sou et qui mendiaient... Il n'était pas dans une démarche d’humilité car il aurait voulu que tout le monde se mette en quatre pour lui permettre de vivre le pèlerinage comme il l'entendait. J'ai essayé de lui faire comprendre que la gratuité matérielle n'existe pas, dans le sens où il y a toujours quelqu'un qui paye. Si on lui offre à manger, celui qui offre a payé la nourriture, ce n'était pas gratuit pour lui. Il aurait voulu qu'il y ait tout une organisation pour permettre aux pèlerins comme lui de vivre leur pèlerinage sans soucis. Mais dans ce cas, ça changeait tout le sens du dépouillement qu'il avait l'air de vouloir vivre en marchant pied-nu, etc. En fait, il n'assumait pas ses choix...

    Mais je n'ai pas voulu lui en rajouter à son regard négatif... Heureusement, le jour où je l'ai vu, il était tout seul, ainsi il n'y a pas eu de confrontation avec d'autres pèlerins.

    Peut être que je ferai aussi un article sur les jeunes qui partent avec des questions et qui arrivent tout perdus, parce qu'ils n'ont pas trouvé les réponses...

    Bises à toi Anne ;o)

    3
    Bernard
    Vendredi 4 Décembre 2015 à 14:06
    Bernard

    Merci pour ce beau témoignage,
    Pas grand chose à rajouter, c'est du vécu et je l'ai vécu aussi.
    Le "touriste" exige et le "pèlerin remercie !
    Je crois que cette phrase met tout de suite les pendules à l'heure … et le fait de faire le chemin pieds nus pour s'en vanter ensuite est un énorme péché d'orgueil qui va dans le sens opposé de la démarche initiale, je dirais même initiatique que l'on fait pour retrouver à l'intérieur de soi cette dimension d'humilité qui nous fais avancer beaucoup plus vite que toutes les vanités de l'ego !
     Bon chemin …. on continue de marcher après le retour ! 

     

    4
    Un certain jacquet
    Vendredi 15 Janvier 2016 à 02:08

    Bonjour Hubert,

    Avant même de répondre à ce questionnement, demandons-nous d’abord pourquoi, semble-t-il, tant de pèlerins à leur arrivée à Santiago abordent cette question ? Que se passe-t-il donc sur le chemin pour que le sujet soit si souvent abordé ?

    Beaucoup affirment que le l’esprit du chemin qui avait court il y a encore quelques années est en profond changement. Cela vient-il de la présence de faux pèlerins ?

    Tenter de répondre à cette question nécessite d’abord de s’interroger sur les motivations des marcheurs d’aujourd’hui et, sans pour autant juger, d’apprécier leur comportement.

    Le débat voir la polémique sur le sujet ne sont pas nouveaux, je tenais toutefois à rassembler ci-après les nombreuses prises de position que j’ai écoutées sur le chemin et autour de moi, afin de me forger aussi ma propre opinion.

    De même qu’il y a sur le chemin une quasi représentation de notre société dans la diversification des origines et des catégories sociales, je crois qu’il y a autant de raisons différentes de marcher sur le chemin que de personnes qui l’empruntent.

    S'agissant des motivations très diverses des marcheurs sur le chemin de Saint Jacques, je les considère toutes à priori comme respectables dans la mesure toutefois où les comportements ne portent pas préjudice aux pèlerins ni au pèlerinage dans son ensemble. 

    -       il faut bien admettre que nombre de marcheurs sont sur le chemin parce que c'est la "mode", pour le prestige d'avoir parcouru tout ou partie du chemin dans l’imitation de « Tomas Avery » alias Martin Sheen dans le film The Way. http://www.allocine.fr/film/fichefilm-134076/telecharger-vod/

    -      vanité des vanités, le plus important pour beaucoup est de ramener notamment à la maison sa photo en gros plan devant la cathédrale de Santiago, son film perso du botafumeiro en action, d’avoir le maximum de tampons sur son crédential « collector » qui sera exhibé fièrement devant famille ou amis ou d’encadrer dans le salon la Compostela obtenue au bureau d'accueil des pèlerins à SANTIAGO, quitte à faire pour cela une fausse déclaration en cochant la case « motif religieux ».... Sans oublier Facebook, outil généralisé de l’orgueil humain où la mise en scène de la personnalité du pseudo pèlerin et de ses exploits est au service de la glorification de son image,

    -      pour les jeunes espagnols en particulier (mais pas seulement), la mention de l’obtention de la Compostela est très valorisante sur le curriculum vitae et donnerait même parait-il des points supplémentaires pour certains examens… La Compostela n’étant délivrée qu’à condition d’avoir fait au moins 100 km à pied, cela explique pourquoi plus du quart des « pèlerins » démarrent leur parcours de SARRIA, 1ère ville de départ d’après les statistiques officielles de l’accueil pèlerin de Santiago…, (le chemin devient alors « autoroute à pèlerins », certains jours le défilé peut être comparé à l’alignement des chenilles processionnaires…), 

    -      d'autres (les randonneurs au long cours) font le chemin pour le défi sportif, l’exploit de leur vie ou le dépassement de soi…, quitte à absorber quelques « stimulants »… Les étapes de 35 à 45 km, les vitesses de marche sont soigneusement calculées chaque soir et le chemin se doit d’être« fait » en un minimum de jours… Beaucoup de ceux-là sont habillés maintenant en mode « trekking » avec leggins moulants et baskets avec un sac à dos de 3 kg. Certains ont même fait paraître un article dans le journal local à leur retour… Ils doublent sans les voir les autres personnes sur le chemin, se fichent de fouler un itinéraire emprunté depuis le Moyen Age par des millions de pèlerins, pour eux le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle c’est le prestigieux trek…

    -      beaucoup de pseudo pèlerins font du tourisme, en mal de dépaysement ils visitent bruyamment le patrimoine religieux et jacquaire avec un gros appareil photo réflex en bandoulière…et jouent du flash pendant la messe. Ils prennent les transports en commun entre les étapes… profitent à moindre coût de l’infrastructure d’hébergement mis à disposition des pèlerins, rallent souvent sur l’inconfort des gîtes, et surtout, rien ni personne ne doit troubler leur 2 semaines de précieuses vacances…,

    -      d’autres randonneurs, n’ayant pas confiance en eux, incapables de se prendre en main et de s’organiser, choisissent de faire appel à des agences de voyage pour se réfugier dans la sécurité d’un groupe bien fermé, le pèlerinage clé en main en quelque sorte avec le « coche de apoyo » bien sur… ces pèlerins à temps partiel prennent la place des « honnêtes pèlerins » dans les gîtes et albergues,

    -      de plus en plus nombreux sont les « randonneurs fortunés » le plus souvent anglo-saxons qui ne peuvent se séparer de leur douillet confort et font porter leur bagages par le « camino facil » (valises à étiquettes que l’on voit désormais pratiquement dans tous les gîtes). Certains ont transités par les nombreux mini-bus aux vitres teintés que l’on voit déposer leur passagers à 5 km avant l’étape. Ils occupent les albergues comme terrain conquis en monopolisant la douche, exhibent leur sèche cheveux puis leur tablette au milieu du dortoir pour converser à voix forte sur Skype avec la famille d’outre atlantique… tant pis pour ceux qui ont réellement marché leur 25 km et qui espèrent se reposer… eux en tout cas visiblement ne sont pas fatigués…,

    -      j’ai pu constater que beaucoup d’hommes et de femmes seuls (es) marchent sur le chemin en quête d’un sens à leur vie, pour « faire le point », « faire un break », se ressourcer. Ils sont en état de recherche d’eux-mêmes, réfléchissent sur leur avenir, veulent se libérer du poids de problèmes personnels. Certains partent pour se vider la tête, pour oublier voir se faire oublier…, Ils sont pour beaucoup à un tournant de leur vie et prennent le chemin pour faire une transition entre la vie d’avant et celle de demain (qu’ils espèrent meilleure), certains sont même à la recherche de l’âme sœur…, et la trouve parfois…,

    -      d’autres sont sur le chemin pour faire le deuil du décès d’un conjoint, d’un proche, d’un divorce ou d’une séparation amoureuse,

    -      certains sont au chômage, en rupture familiale, d’autres même plaquent tout du jour au lendemain, partent sur un coup de tête, parfois sans aucune préparation…,

    -      d’autres font le chemin par procuration, je marche pour ……… peut-on lire sur l’envers des coquilles sur le sac… ou sur le tee shirt fièrement porté de l’association machin de défense de …. de lutte contre…, etc…,

    -      quelques-uns sont atteint d’un cancer ou d’une autre maladie grave et veulent faire le chemin de la dernière chance…,

    -      d’autres ne savent pas vraiment pourquoi ils marchent sur le chemin, pensent qu’ils le sauront seulement quand ils seront arrivés à SANTIAGO, invoquent souvent des motivations floues liées à une «quête de valeurs» ou à une «recherche spirituelle», « pour trouver en soi une réponse intérieure», mais il n'y a pas d'expérience spirituelle sans durée : marcher 2 semaines sur le chemin, ce n’est pas suffisant pour prétendre atteindre « l’état pèlerin »,

    -      heureusement, peu sont dans une démarche mystique ou de purification ascétique, « pèlerins » folkloriques avec manteau de bure, besace et bourdon, qui s'infligent des mortifications ou trainent avec eux une croix monumentale ; si, si, j’en ai vu un…, mais qu’un seul, inutile de disserter là-dessus, l’excessif reste insignifiant…,

    -      quelques-uns font le vœu de se retirer de la société de consommation, partent sans argent, cultivent le « lâcher prise », s’en remettent à la Providence, c'est-à-dire en réalité à la générosité des autres pèlerins et deviennent des pèlerins mendiants… qui fouillent fébrilement les placards et le frigo de l’albergue pour manger ce que les pèlerins de la veille ont laissé… et n’ont aucun scrupule à tendre la main pour quémander… ou frapper aux portes des maisons pour solliciter un hébergement…

    -      il existe une catégorie à part : les accros du pèlerinage. Véritable addiction à la marche ou inadaptation à notre société ? certains en sont à leur 10ème chemin ou plus et déclarent volontiers ne plus pouvoir reprendre une « vie normale »…,

    -      enfin quelques-uns sont dans une démarche religieuse sincère :

    -         ceux là sont discrets, souriants, chantent le chant des pèlerins car ils en ont appris les paroles, sont respectueux naturellement des autres pèlerins, des riverains, des hospitaliers, des infrastructures et de la propreté du chemin,

    -         ils sont ouverts et à l’écoute des autres car ils ont su laisser à la maison leur position sociale. Altruistes, ils sont en permanence disponibles pour rendre service, remercient au lieu de critiquer, partagent sans espoir de retour au lieu de profiter de tout, ont le sens du « savoir vivre ensemble »,

    -        ils se sont mis en chemin de la porte de leur domicile pour aller d’une traite sur le tombeau de l’apôtre Jacques. Ils se sont donné les moyens pour cela, ils se sont rendus disponibles pour deux mois 1/2 , ont fait les économies suffisantes pour financer leur pérégrination, se sont sérieusement préparés,

    -         excepté le cas médical justifié, ils portent courageusement leur sac au lieu de le confier à une entreprise de transport, quitte à l’alléger en abandonnant en cours de route le superflu renvoyé au domicile par la poste,

    -        ils résistent aussi à la tentation de prendre le taxi ou le transport en commun quand le chemin traverse la zone industrielle ou quand il pleut…,

    -         ils renoncent à la facilité de la réservation systématique et se contentent des disponibilités, mais en restant conscient de la sur-fréquentation de certains chemins. Ainsi, en marcheurs prévoyants, ils font l’effort de se lever silencieusement de bonne heure pour accomplir l’étape dans le calme et la sérénité du petit matin,

    -         dans un état d’esprit de contrition, ils ont décidé de marcher vers le tombeau de l’apôtre Jacques pour accomplir un acte de Foi, un cheminement vers Dieu. Ils prient souvent, vont régulièrement à la messe, à la bénédiction des pèlerins, voir aux vêpres…,

    -         ils emportent dans le secret de leur sac, des intentions de prières et des demandes de grâce, le remerciement après une guérison… et le caillou qu’ils déposeront au pied de la Cruz de Ferro, symbole des efforts accomplis lors du pèlerinage,

    -         ils connaissent l’histoire de St Jacques et du pèlerinage… respectent les traditions et les rites pèlerins…,

    Alors je vous laisse le soin de reconnaître dans cette énumération qui sont les « vrais pèlerins »… sans vouloir vous contraindre à juger tous les autres, qui ne sauraient être supposés «faux pèlerins» !… Peut-être alors aurez-vous trouvé aussi la réponse à l’interrogation si fréquente des pèlerins lors de leur arrivée à SANTIAGO…

    Réalité économique oblige, de toute façon, sur le chemin, qu’elles que soient nos motivations, nous sommes tous des peregrinos… n’est-ce pas ?

    J'espère vous revoir à SANTIAGO, cher Hubert. Bien cordialement.

    Un certain jacquet...

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