• Livre d'or



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    Lundi 25 Avril 2011 à 10:46

    Bonjour Hubert,

    Nombreuses peuvent être les questions que l'on peut être amené à se poser avant de partir dès lors que l'on envisage de se mettre en marche d'aussi loin que la Bretagne pour aller jusqu'à Santiago de Compostela. Aussi, me permettrais-je, en toute modestie, d'essayer de vous apporter ici ce témoignage rassemblant en une seule marche le Tro Breiz, la Voie de Soulac, le Camino del Norte :

    D'où partir lorsque l'on décide de partir de Bretagne ?

    Quand je suis arrivé à Santiago de Compostela, un pèlerin m'a demandé : "Pour toi, c'était quoi l'étape la plus difficile ?" Parti le 1er avril 2008 du sommet du Mont-Saint-Michel, je venais de mettre 6 mois à relier Saint-Jacques-de-Compostelle, le Cap Fisterra, Muxia, en 166 jours non stop avec 25 kg de matériel sur les épaules en étant passé par la côte française et espagnole (Tro Breiz, Voie de Soulac, Camino del Norte), 3 en 1 pour 3200 km parcourus, il faisait - 2° lorsque je suis parti, j'ai réfléchi avant de lui répondre et avant que je ne puisse lui répondre, il m'a répondu : "Pour moi, l'étape la plus difficile est celle où je me suis décidé à partir !" Après réflexion, c'est probablement vrai, l'étape la plus difficile à passer est celle qui nous fait prendre la décision de nous mettre en marche.

    Alors d'où partir lorsque de toute façon l'on se décide à aller marcher plusieurs dizaines de centaines de kilomètres ?

    Je dirai qu'en partant de Bretagne, le mieux que l'on ait à faire c'est de partir de chez soi, de là où l'on réside, tant l'on n'est pas vraiment à 100 km de plus ou de moins en étant aussi loin du point d'arrivée. Pour ma part, je suis donc parti du sommet du Mont-Saint-Michel avec un objectif simple : relier le Mont-Saint-Michel à Santiago de Compostela en passant par le plus long chemin que l'on puisse faire en partant de ce point de départ. C'est à dire en longeant tout simplement la côte. Ce point de départ depuis la Bretagne mène donc à croiser un autre pèlerinage : le TRO BREIZ. Au départ, on ne sait pas trop ce qu'est ce pèlerinage.

    Quelle relation avec Saint-Jacques-de-Compostelle ?

    Quelle relation ce Tro Breiz peut-il avoir avec ce pèlerinage vers Santiago ? En fait c'est lorsque l'on arrive à Santiago que l'on comprend son importance en partant de Bretagne. La Bretagne constitue un finistère, Santiago, en partant de Bretagne c'est aller vers un autre finistère, le second finistère en se référant au point de départ. Le point de départ et le point d'arrivée sont en fait très jumeaux. Aussi, en partant de Bretagne, il est bon, me semble-t-il, pour se préparer, se muscler, se forger le mental, d'effectuer au préalable ce tour de la Bretagne en tant que mise en condition. C'est ce que j'ai fait. J'avais à cela une bonne raison : Je vis en Normandie, Breton d'origine (50% Breton/50% Normand), j'ai éprouvé avant de partir d'aller marcher sur la terre de mes ancêtres. Aussi, avant de partir, comment dirais-je cela ? Munissez-vous, nourrissez-vous de tout ce qui fait votre origine, revisitez-là, redécouvrez-là tant cela vous servira énormément sur ce chemin vers Saint-Jacques et surtout n'oubliez pas de coudre une hermine sur votre sac ou sur votre chapeau.

    Le fameux TRO BREIZ :

    Comment l'aborder ? Je savais qu'en partant du Mont-Saint-Michel, j'allais devoir avant affronter la façade maritime bretonne par des temps pas toujours très cléments (c'est le moins que l'on puisse dire quand la mer décide de pousser ses embruns à terre...) et qu'en second lieu le chemin côtier n'allait pas être équipé de gîtes d'étapes à l'instar de ceux que l'on peut trouver en Espagne. Pour cela, je n'y suis pas allé par quatre chemins. J'ai pris la décision d'emmener avec moi un objet peu encombrant, très léger, quelque chose que l'on ne trouve pas dans le civil : un sur-sac de couchage des commandos de marine qui permet de bivouaquer n'importe où par n'importe quel temps, par n'importe quelle température garantissant en tous temps de dormir au sec, d'être sec et de rester sec. C'est là l'une des recommandations les plus importantes que je vous ferais si vous décidez de partir de Bretagne : munissez-vous d'un sur-sac de couchage. Vous ne le regretterez pas. Deuxième recommandation : Où que vous soyez, dans chaque village, passez dire un petit bonjour à l'instituteur, au maire, au patron du PMU, etc. Vous partez de loin... Dites-vous bien que le bouche-à-oreille à partir d'un moment vous précédera. Une personne rencontrée trois jours plus tôt dans un village sera sans aucun doute la personne qui vous invitera chez elle trois jours plus tard ou aura parlé de vous à ses ami(e)s qui seront ceux qui vous accueilleront car ils auront entendu parler de vous par cette même personne même si ce jour-là elle n'est pas là. C'est cette magie que j'ai pu vivre et rencontrer partout en Bretagne tout le long de la côte : une extraordinaire solidarité, une chaîne humaine. Aussi, quand vous être dehors avec un sac-à-dos par tous les temps, c'est très important. Autre recommandation importante : Dans les cafés, dans les bars, n'allez pas en terrasse. Allez vous déharnacher de votre sac et vous asseoir directement au bar. C'est là que vous allez faire les rencontres. Au départ on vous regardera bizarrement, on vous jaugera sans rien vous dire. Commandez à vous faire servir une Cervoise et à partir de là, vous allez voir la magie que cela enclenche...

    Au sortir du TRO BREIZ :

    Là, vous aurez déjà l'impression d'avoir accompli quelque chose de... d'indescriptible. Vous ne sentirez plus le poids de votre sac sur le dos. Vous aurez mal au pieds et cela c'est plutôt bien tant c'est important de faire craquer ses os avant de partir. Vous serez enfin préparés pour commencer à descendre. Une fois que l'on quitte la Bretagne, c'est plat !!!...et c'est tout droit jusqu'aux Pyrénées. Cependant, n'allez pas trop vite. Regardez bien autour de vous ce qui s'opère... Car vous allez croiser différentes régions qui vont progressivement vous renseigner sur ce que vous avez appris en Géographie et en Histoire à l'école. C'est durant tout cette descente vers les Pyrénées une lente et fabuleuse révision de votre Histoire et de votre Géographie que vous allez faire et vivre. Vous allez voir, c'est fabuleux.

    La façade Atlantique jusqu'aux Pyrénées :

    Là, il n'y a pas que la ligne droite qui est possible... Il y a quelques îles en chemin ! Je vous recommande d'aller en visiter quelques unes. Personnellement, je me suis arrêté sur 14 d'entre-elles : les temps de repos sont nécessaires. A Royan, si vous longez la côte, vous allez devoir passer l'estuaire de la Gironde. Je vous y invite car de l'autre côté vous allez croiser votre chemin avec Nôtre-Dame du Bout des Terres. C'est important de passer la voir avant d'aller à Saint-Jacques. Je ne vous dis pas pourquoi. Cela, ce sera à vous de le découvrir sur place. De là, vous avez deux possibilités : Soit longer la côte, soit descendre le long des bords de la Gironde pour aller jusqu'à Bordeaux. Personnellement, j'ai choisi de descendre par l'intérieur de l'estuaire de la Gironde. Ah ! Pas totalement fou ! Il y a là tous les grands crus et cépages que l'on trouve sur toutes les bonnes tables de tous les plus grands restaurants du monde. Alors je crois que ça vaut le coup d'aller voir de ce côté-là... !!!

    A Bordeaux, rejoignez la Dune du Pila et surtout, faites-là en entier par le dessus (3 km de long) à marcher sur la colonne vertébrale de la plus haute dune de sable d'Europe, en venant de Bretagne, j'aime mieux vous dire que c'est quelque chose à ne pas manquer de faire quand l'on sait que 99% des touristes ne font que monter en haut pour s'y faire photographier et se contentent ensuite de redescendre l'escalier... Bah ! c'est triste ! Alors puisque vous êtes arrivés jusque là, faites-vous au moins ce plaisir de trois bonnes heures de marche pour la traverser. Après, c'est tout droit, tout droit, tout droit, tout droit, la longue traversée des Landes. Bon, ne vous embêtez pas trop, il y a dans ce coin-là beaucoup de terrains d'entraînement militaire alors passez plutôt par l'intérieur jusqu'au courant de Huchet. A partir de là n'allez pas trop vite, profitez des plages avant et après Biarritz car dès que vous arriverez au niveau d'Hossegor va commencer à apparaître à l'horizon un truc qui va vous émerveiller, vous séduire et enfin vous méduser ! Vous... vous allez progressivement comprendre que vous allez devoir passer ce truc qui commence à apparaître devant vous : les Pyrénées !!! Et quand on vient de Bretagne, j'aime mieux vous prévenir, la Bretagne, vous allez trouver que finalement c'est très très très plat la Bretagne à côté de ce qui se présente en face de vous sur la ligne d'horizon !!!

    Vous êtes venus là pour cela, non !!! (???) pour passer les Pyrénées... pour aller jusqu'à Saint-Jacques !!! C'est bien cela, non ???

    Bon, ben, je vous conseille de vous attarder un peu dans quelques bars basques avant de vous décider car ce qu'il y a devant, c'est... c'est grand, c'est pointu, c'est..., ça change de l'océan, c'est sûre !!! Une fois que vous serez arrivés à Hendaye, ne commettez pas l'erreur que font tous les français qui partent vers Saint-Jacques-de-Compostelle. Ne passez pas par Irun. A Hendaye, allez jusqu'au bout du port et prenez là la traversière qui vous fera passer la Bidassoa, le fleuve qui sépare la France de l'Espagne. De l'autre côté vous serez arrivés, au bout d'un long et lent voyage, en Espagne. A partir de là, tout change. Vous ne parlez pas la même langue. Tout est différent, vous perdez vos repères sauf un, le plus important à partir de maintenant : Vous allez jusqu'à Santiago de Compostela et non plus jusqu'à Saint-Jacques-de-Compostelle. C'est une petite nuance mais c'est une différence de taille la façon de nommer le lieu dans sa vraie phonétique. Vous êtes à présent à Hondarribia. Là, faites une pause car ce qui vous attend à partir de là va se prolonger sur plus de 800 km. Ben, oui, il n'y a que les français qui pensent que les Pyrénées s'arrêtent à la frontière française !!! Nan, Nan, Nan !!! Ça ne fait que commencer !!! Alors à Hondarribia, chose très importante, il faut aller voir, avant de continuer, la Vierge Noire de la chapelle de Guadalupe, y faire tamponner sa credencial et à partir de là : BUEN CAMINO !!!

    Personnellement, en sortant de la chapelle de Guadalupe, je suis passé par la montagne pour rejoindre Pasaia, par le mont Jaizkibel. C'est très physique mais c'est une mise en condition pour ce qui attend ensuite et quand vous serez arrivés là-haut alors là, le paysage... Je vous dis simplement : allez-y voir !!!

    Là, vous entrez de plein pied dans ce que l'on appelle le CAMINO DEL NORTE (le Chemin du Nord pour aller vers le Sud en passant par l'Ouest.

    Le Camino del Norte, c'est, c'est, c'est... Bah, je ne sais pas, je ne trouve pas les mots pour le décrire, moi je l'ai fait avec 25 kg de matériel sur le dos alors que je ne suis qu'un tout petit bonhomme, quand je pense que tout le monde dit que c'est lourd à porter un sac alors qu'en fait tout est dans la tête !

    Faites-le un jour ! Faites-le un jour ce chemin ! Faites-le depuis la Bretagne, vous verrez que c'est beaucoup mieux que ce que les gens en disent. Le Camino del Norte est vraiment un chemin à part.

    Si vous avez envie d'aller jusqu'à Saint-Jacques-de-Compostelle, c'est lui qu'il faut prendre tant il est encore un chemin d'aventure.

    Je vous souhaite un BUEN CAMINO Hubert.

    Bien à vous
    JFA

    JFA Santiago de Compostella

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    Lydie-Anne
    Mercredi 27 Avril 2011 à 15:10

    Bonjour Hubert !


    Que te dire, qui  n'a pas été déja dit dans les nombreux messages que tu as reçu ?


    En tout cas, ce que tu fais m'impressionne et je reste ebahi devant ta volonté et ton courage !


    Je suivrai ton blog minutieusement, et j'espère qu'on pourra se croiser à Madrid pour avoir le plaisir d'entendre ton témoignage.


    Me permets tu de faire la pub de ton blog sur différentes pages Facebook en lien avec les JMJ ou a réutiliser certaines de tes phrases que je trouve jolies, en citant l'auteur bien sur ! ?


    J'ai vu que tu passais par le Pays Basque (pays de mon enfance), profites bien de ses paysages enchanteresques et de la beauté des chants basques, les messes lá bas sont inoubliables.


    Je prierai pour toi, pour ton courage,


    Bonne route !


    Lydie-Anne

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    Dimanche 1er Mai 2011 à 03:29

    Bonsoir Hubert, je sais que tu te mets en marche d'ici quelques heures. Aussi, me permettras-tu de vérifier ton portage avant que tu ne te mettes en marche.

    Vérifications correctives, si besoin en rouge, selon tes écrits :

    Les éléments les plus importants:

    - Les chaussures: comme indiqué dans l'introduction, je ne pense pas qu'il y ait vraiment de règles, même s'il est toujours indiqué de prendre de bonnes chaussures de marche. D'une part celles-ci sont solides avec de grosses semelles, permettant ainsi de tenir sur la durée, d'être imperméables à l'eau et de maintenir la cheville. Par contre il est fortement conseillé de "faire ses chaussures" avant de partir, avec les chaussettes que vous utiliserez durant votre voyage, pour assouplir les chaussures, les faire à votre pieds et vous y habituer. Ce qui est important c'est d'être bien dans ses pompes...

    FONDAMENTAL : Tu ajoutes une paires de CROCS de marche. Coût : 40 €. Cela te permettra d'alterner car ce sera nécessaire compte tenu de ce que tu entreprends. C'est très très très léger à porter en accrochage au dos de ton sac et tu seras bien heureux de les trouver le soir après avoir parcouru bien des kilomètres. Tu les commandes et tu te les fait envoyer durant ta marche.

    - Les chaussettes: elles sont presques aussi importantes que vos chaussures. Certains vous diront qu'il est préférable de ne porter qu'une paire, d'autres (comme moi) vous conseilleront de porter une très fine paire sous une autre plus épaisse. Vous aurez les pieds plus chauds, mais vous aurez moins de contact avec les parties dures de vos chaussures,et ainsi vous éviterez certaines ampoules.

    Deux paires suffisent : Une lavée, une portée.

    - Le sac à dos: Le sac est très important, aujourd'hui ils font de très bons sacs, règlables d'un peu partout pour équilibrer le poids sur les différentes parties du dos et les épaules. Un sac bien réglé à votre morphologie réduit de moitié l'impression de poids. Ne pas prévoir un trop grand sac (45 à 60 litres). Plein, le sac doit peser au maximum 10 kg pour les femmes et 12kg pour les hommes. Mais cela dépend beaucoup de la morphologie et de la force de chacun.

    Deux sacs sont absolument nécessaires pour entreprendre une telle durée de marche sur une telle distance : 1 sac ventral  (20 à 30 litres / 5 kg) + 1 sac dorsal (60 litres, 10 kg). L'un équilibre l'autre à l'instar des porteurs et des porteuses d'eau en Asie. Sauf que là tu porteras cela en facial mais compte tenu des montées et des descentes que tu vas rencontrer, cela sera identique à porter deux seaux d'eau. Donc, deux sacs et Hubert pourras ainsi marcher les bras croisées.

    Pour exemple : http://www.aillet.com/Biographie/biographie.htm

    Pour exemple en situation :  http://www.dailymotion.com/caminodelnorte#videoId=xd5go3

     

      Les vêtements:

    essayer de prendre le minimum, ce qui n'est pas facile... avoir juste un rechange, ainsi tous les jours ou un jour sur deux vous faites une petite lessive.

    - 2 ou 3 tee-shirt en coton (2 uniquement et pas de coton car cela sèche très mal)
    - 2 ou 3 caleçons (2 uniquement et tu laves !!!)
    - 2 ou 3 paires de chaussettes (x2 si vous mettez deux paires en même temps) (2 paires et tu laves !!!).
    - 1 pull over bien chaud pour les départs tôt dans la matiné + 1 écharpe en lin
    - 1 polaire, en plus ou à laplace du pull
    - 1 short et un pantalon, ou deux pantalons, ou des pantalon/short à fermeture éclaire. 1 pantalon de marche + 1 souple
    - des chaussures de repos. De préférence des chaussures qui aèrent les pieds (sandales...). Non, des CROCS, c'est ce qui se fait de plus léger
    - 1 bob important pour la pluie (étanche de préférence), 1 casquette ou un chapeau de toile à larges bords si vous partez en périodes de chaleurs (été) pensez à protéger le cou Le bob suffira !. C'est pourquoi j'ai opté pour un chapeau en toile à larges bords.
    - des lunettes de soleil peuvent être envisagés si vous marchez en période d'été et que vous avez des yeux fragiles ... et tu fais quoi des filles si tu veux qu'elles puissent voir tes beaux yeux ???.

    Pour la pluie:
    Plusieurs possibilités: pancho (large cape qui englobe le sac en même temps) sachant qu'en été il est très désagréable de porter ce genre de cape qui a un effet four.
    Personnellement je vais opter pour une veste légère en gore-tex qui me servira également de coupe-vent (du fait que je vais faire toute la côte), un pantalon en gore-tex très léger à enfiler en cas de fortes pluies, mon sac est équipé d'une housse de protection, et un parapluie solide. Le parapluie peut savérer très pratique en cas de pluie passagère, pour s'abriter au pied d'un arbre avec le sac, ou le long d'un mur.... IMPORTANT : une toile rectangulaire étanche de 1,5 m de large X 1,90 de long. Tu pourras t'en servir en cas d'orage ou en toile pour le couchage.

     

      Le couchage:

    - 1 duvet: aujourd'hui ils font des duvets qui prennent très peu de place et qui ne pèsent pas plus de 600 gr.
    - une taie d'oreiller légère car certains gites ne lavent pas leurs oreillés, cela peut aider à mieux dormir^^. Dehors, tu n'en auras pas besoin !!!
    - boulles "quies" si vous voulez vous endormir paisiblement dans les gîtes sans être dérangé par les bruits des autres pèlerins ou de la ville (car on se couche généralement tôt pour partir à l'aube, en périodes de fortes chaleurs). Partir tôt... et tu fais quoi du PETIT-DEJEUNER ??? Il faut prendre le temps de vivre sur ce chemin mon ami.

    Pour ma part, du fait que je vais emprunter des chemins peu fréquentés par les pèlerins, je ne suis pas sur de trouver un toit tous les soirs (ne voulant pas dépenser dans des hotels ou chambres d'hotes...). J'ai trouvé une toile très légère et imperméable (290 x 285 cm) avec oeillets et ficelles que je pourrai fixer un peu partout comme toile de tente. Voilà, ça, c'est bien ! J'ai prévu également une couverture de survie, celles-ci sont très isolantes, ainsi on la pose au sol et dormir dessus sans craindre l'humidité du sol. Euh, la couverture de survie, quand tu l'auras dépliée 3 fois, tu commenceras peut-être à regarder les filles mon ami acr je ne voudrai pas te décevoir mais c'est un peu léger à moins que tu ne veuilles chercher à faire des performances avec la Nasa... Mars, c'est pas encore ouvert pour les pèlerins !!!   il est interdit de faire du camping sauvage....  Oui, c'est cela... tout comme il est fondamentalement interdit de regarder toutes les belles pèlerines que tu vas croiser !!!

     

      Hygiène:

    - 1 ou 2 serviettes de bain 1 suffira à moins que tu ne veuilles prendre plusieurs bains de suite !!!! : aujourd'hui ils font des serviettes extrèmements fines et très absorbantes dans des maières sintétiques, celles ci sont prévues pour les randonneurs.
    - savon (naturel s'il vos arrive de vous laver "à la sauvage")/ shampoing / brosse à dent / dentifrice tu vides impérativement la moitié du contant (trop lourd) / rasoir Tu laisses pousser / coton-tiges / mouchoirs en papier Pour le nez, tu te débrouilles comme tu peux mais le PQ, tu fais des réserves dans tous les bars !!!.
    - lessive / pinces à linge (et si vous voulez cuvette pliante en "tissu") Cuvette pliante (???) Qu'est-ce que tu veux faire avec cela ???
    - 1 ou 2 rouleaux de papier hygiénique Plusieurs, tu en auras besoin !!!

     

      Objets randonnée... :

    - un baton de marche, soit un acheté dans le commerce (aérodynamique, léger...), Pour ma part j'opte pour le baton traditionnel du pèlerin, en bois, fais par mes soins, ainsi s'il casse je pourrai m'en refaire un rapidement et ils seront uniques. Personnellement, le mien de baton de marche a mon âge, c'est à dire 50 ans, j'ai jouée lorsque j'étais enfant sur l'arbre de buis où il a poussé

    Buxus sempervirens

    Rien ne vaut le naturel pour entreprendre une telle marche.

    - un couteau (opinel, couteau-suisse...)
    - lampe de poche ou frontale
    - au moins 2 gourdes car certains passages sont très longs et sans points d'eau. Pas de gourde. 1 simple bouteille en plastique te suffiras (moins lourd et tu vas en trouver partout). Les gourdes, c'est un truc inventé pour les gourdes commerciales !!!
    - les cartes, plans et guides
    - une boussole si vous savez vous en servir, en cas d'erreur de parcours

    Les petits plus du confort:
    - de la colle glue pour recoller ses semelles de chaussures.
    - des allumettes ou un briquet
    - un ouvre boite, un tire bouchon...
    - un couteau, une fourchette, une cuillière plastique et une gamelle si un soir vous dormez à la belle étoile et que vous avez prévu au menu une boite de conserve...
    - petites boites plastique biens hermétiques pour y mettre de la nourriture (fruits sec, cerises, cacahuètes.... salade...) c'est toujours pratique.
    - des journaux à placer dans les chaussures pour absorber l'humidité après une pluie...
    - des sacs plastiques, ça peut servir pour y mettre vos déchets...
    - petit nécessaire de couture.

    Très important : 2 grands sacs poubelles dans lesquelles tu dois mettre tout ce que tu possèdes dans ton sac à dos. Cela va te préserver de la pluie en toute situation.

     

      Santé et entretien :

    - pensements, betadine...
    - bande à ampoules et nécessaire pour les traiter (aiguille, fil, bétadine)
    - crème solaire indice 15 Parce que tu crois que tu vas faire du camping à la plage ???
    - onguent du pèlerin, onguent fait par des religieux ou religieuses, à base de plantes, cet onguent est très bénéfique pour les pieds. Là, rien à dire.
    - alcool de romarin pour se faire des massages en cas d'échauffement de muscles, tendinites...

     

      L'humain :

    Pour ce qui est des livres, carnets... voir prochainement l'article sur la préparation morale et spirituelle. Je te conseille uniquement des carnets Moleskine que tu devras remplir toi même et faire signer par toutes les personnes que tu rencontreras, cela te fera des souvenirs. Les livres, tu les liras au retour.

     

    N'hésitez pas à poser des questions ou à faire des suggestions, je peux avoir oublié des éléments importants ou des petits plus que seuls des pèlerins habitués des chemins prennent avec eux.

     

    Merci par avance.

     

    Hubert, je t'ai mis là mes 10.000 photos prises en chemin. Si j'en ai oublié, tu me les rapporte STP : http://www.aillet.com/photos/tags.php?display_mode=letters

    Pour le reste, Hubert, je te souhaite un beau et long périple et surtout, ne va pas trop vite, ne va pas trop vite car même en marchant, cela va encore trop vite alors vraiment je te conseille de vraiment prendre ton temps, tous ton temps. ce chemin que tu entrepends là n'est pas un chemin, c'est ton chemin.

    Bien à toi Hubert, je te souhaite vraiment un BUEN CAMINO et n'oublie pas d'aller manger au Gato Nergro de ma part quand tu seras arrivé à Santiago.

    BUEN CAMINO à toi

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    pxamour
    Dimanche 1er Mai 2011 à 21:17

    Salut hubert!j'ai ete contente de te revoir a cette Marche de Paques.Je te souhaite bonne route  et espere que tu y trouvera ce que tu cherches.Bon Courage et encore Bravo. Gaelle

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    béné du Sud
    Lundi 9 Mai 2011 à 00:09

    Salut Hub !


    Je vois que le camino fait son chemin... eh oui, dans mes souvenirs le chemin passe souvent par cette expérience de vider son sac, de se débarrasser du superflux !!! Heureusement, on croise quand même quelques magasins en cas de manque par la suite... Moi, je m'en rappelle encore de ma super bassine pour laver le linge... lourde et énorme !!! J'ai quand même réfléchis quelques jours avant de l'abandonner...


    Le pélérin est un homme qui change en profondeur et qui garde l'essentiel... ça change de notre quotidien ! ça décape !


    Courage cher Hub, je te souhaite de faire de belles rencontres.  En t'écrivant, je pense à la prière de Charles de Foucauld, "je m'abandonne à Toi"...


    Je suis de tout coeur avec toi et te crie de tout coeur "Ultreïa et buen Camino!"


    A+


    Béné

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    hebert jmf
    Lundi 27 Juin 2011 à 10:51

    bonjour Hubert ,


    Merci à ton papa de nous avoir tenu au courant de " ta pensée folle " . Nous pensons bien à toi et t'accompagnons tout au long de ce périple dont tu n'as pas négligé l'audacieuse entreprise ! nous espérons que ta santé est rétablie pour profiter au maximum du choc de l'arrivée !


    Prions avec toi .


    Bon courage .


    Bisous

    7
    Dimanche 3 Juillet 2011 à 20:00

    Chapelle Sainte-Anne-la-Palud

    S'en souvenir.

    Y aller au retour.

    Y retourner...

    Bien à toi Hubert face à ton chemin.

    JFA

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    jeunemarié
    Samedi 9 Juillet 2011 à 11:10

    Bonjour Hub,

    merci pour ta carte, tes mots nous touchent, nous t'accompagnons par la pensée et ne t'oublions dans aucune de nos prières quotidiennes.  

    Bonne route jusqu'à Madrid, puisses-tu trouver dans cette expérience ta voie pour la vie.....qui est elle-même un chemin !

    Et tu le sais bien, le bonheur n'est pas un lieu, ni un but, mais un chemin....

     

    Nous t'embrassons.

     

    Marie et Bernard

     

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    Père Juan David
    Mardi 19 Juillet 2011 à 21:37

    Hola Amigo!

    Merci pour ta carte. J'ai bien aimé le message que tu m'a envoyé.  Pendant la nuit, les étoiles nous permets de nous guider.... je pense au récit de la génèse, lorsque Dieu dit à Abraham: "Quitte ton pays, ta parenté et la maison de ton Père, pour le pay que je t'indiquerai... Je ferai de toi un grand peuple, je te bénirai, je magnifierai ton nom; sois une bénédiction" (Gn 1é, 1-2)  Lorsque nous sommes capables de sortir de nous-mêmes, des nos peurs, de nos manques de confiances,  alors nous trouvons le chemin de la confiance.

    Buen camino y nos vemos en Madrid con la ayuda de Dios!

    Un abrazo amigo!

    Padre Juan David.

     

     

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    Vendredi 26 Août 2011 à 01:00

    Bonjour Hubert,

    Te voilà bientôt prochainement rendu à l'issue de cette première aventure humaine qui vient de te guider bien au-delà de tes orées à aller voir... Tu en vivras bien d'autres aventures mais problalement que celle-là te restera marquée pour longtemps bien plus que les autres à venir jusqu'à ton dernier souffle. C'est bien celle-çi qui t'aura marqué le plus. Aussi, te voilà bientôt rendu au stade de devoir laisser décanter dans ses moindres détails tout ce semestre où tu te seras aventuré à aller et l'humain et ses paysages.

    Que te dire ?

    Tu mettras des mois et des mois avant de pouvoir vraiment réellement commencer à pouvoir en parler autour de toi à tes proches tant l'expérience menée et éprouvée dépasse le quotidien de ce que l'on est et de ce que sont nos proches.

    Tu mettras un certains temps à te réadapter. (Non pas que tu sois devenu un inadapté mais parce que ce que tu viens de vivre va te montrer que tu as transgressé des frontières invisibles, impalpables. Tu es le seul à en connaître les horizons).

    Il te faudra des mois, voire des années avant que tu puisses réellement commencer à en parler avec les vrais mots.

    Aussi, si tu me le permets, je tiens à te dire que ce que tu viens de faire est vraiment EXTRAORDINAIRE.

    Franchement, Hubert, face au monde violent dans lequel nous vivons et évoluons, je suis émerveillé de voir et de constater que de jeunes êtres comme toi continuent à entreprendre.

    Puisse ta leçon de vie donner et procurer envie autour de toi.

    Pour cela, je signe volontier ton Livre d'Or.

    BRAVO et MERCI pour ce que tu viens d'accomplir.

    Bien à toi.

    JFA

     

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    jeunemarié
    Jeudi 16 Octobre 2014 à 18:57

    Cher Hubert,

    je viens de lire ton livre et te félicite pour ce beau travail.......tes descriptions, tes pensées, sont autant de petites perles énoncées avec humour (ce mot qui commence comme "humilité" et se termine comme "amour")... Nous n'avons cessé de penser à toi depuis ta visite providentielle à la S.A.P.!!! et venons de recevoir une "pellerine" qui vient de Noirmoutier et qui a besoin de nos prières; elle s'appelle Célia......

    J'en commande plusieurs pour les offrir !

    Mais toi, que deviens-tu? Nous serions heureux d'avoir de tes nouvelles !

    Merci encore de nous avoir gratifiés de ta visite...

    Amicalement

    Bernard (et Marie)

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