• La parabole de la samaritaine

    C'était l'histoire d'un jeune qui venait de partir sur le chemin du grand Saint Jacques pour 2500 km à pieds. Seulement son sac pesait 19 kg, ses épaules sciées il se retrouve dans une petite ville charmante. Le gîte d'étape est fermé pour cause de vacances des personnes le gérant.

    A l'office de tourisme on lui donne le numéro de téléphone d'une dame qui héberge des pélerins, mais celle-ci ne répond pas.

    Du fait que ce jeune homme est catholique, qu'il part aux JMJ de Madrid, qu'il est un "bon catho", messe tous les dimanches depuis sa naissance, actif dans des mouvements de jeunes chrétiens, dans des paroisses, voulant mettre Dieu au centre de sa vie, de ses mots, de ses actions.... il se dérige au presbytère.

    Là un "bon catho" est tout embêté car très pressé, alors il envoie le jeune homme à l'autre bout de la ville pour qu'il essaye de trouver le prêtre, qui, normalement, devrait se trouver là bas. Arrivé à l'endroit en question, le jeune homme entend une voiture conduite par un jeune prêtre, qui vient à sa rencontre, prévenu par son paroissien (qui devait avoir quelques remords).

    Le prêtre dit au jeune pèlerin qu'il a au presbytère une liste de 5 anciens pelerins qui seraient susceptibles de l'heberger. Après avoir essayé de les joindre sans succès, gêné, il vérifie dans l'annuaire si les numéros sont corrects. il rééssaie sans succès. Il parle au jeune homme de logements de la ville pour les SDF...

    Pendant ce temps le jeune pèlerin, souriant intérieurement, se mord les lèvres pour ne pas raconter la parabole du bon samaritain, au prêtre qui se trouve en face de lui. Puis il décide de rappeller le numéro donné par l'office de tourisme.

    Au bout du fil une personne âgée lui répond, toute contente, qu'elle l'attend et lui donne son adresse. Le prêtre lui propose alors de l'emmener en voiture... quand même... sa conscience doit le tourmenter.

    La vieille dame, veuve, offrira un bon diner, un lit avec des draps propres... gratuitement, au jeune homme.

     

    Et Jésus de demander: "Le quel de ces trois, à ton avis, s'est montré le prochain de l'homme tombé..." (Luc 10)

     

     

    Départ de Redon
    Au départ de Redon...

     

    Merci pour les différents messages que vous m'avez adressé sur les articles et dans le livre d'or. Votre soutien et vos encouragements sont précieux dans ces premiers jours de marche... Mon sac étant trop lourd, mon corps souffre. Je ne sais pas comment je vais faire pour arriver à diminuer son poids pour arriver à 12 kg. Jus qu'à maintenant j'avais un sac qui pesait 1/3 de mon poids, ce qui est beaucoup trop, surtout avec ma musculature.

    Jean François A, merci pour tes conseils pratiques quant au matériel emporté. Je vais devoir supprimer quand même une bonne partie des affaires que j'avais prévues. entre autres, la toile de tente etc...

    Quand je regarde dans des revues spécialisées ou des sites internet, le contenu de mon sac correspond exactement à ce qu'ils conseillent d'emporter, mais il pèse deux fois plus. Quelqu'un aurait il cacher des poids dedans?

     

    Ainsi, mon chemin, pour le moment ressemble plus à un chemin de croix qu'à autre chose...

    Peut être que c'est le passage obligé pour pouvoir pleinement profiter par la suite de toute la magie du chemin. Souffrir, se dépouiller complètement, revenir à l'essentiel, sentir chaque pas réalisé, chaque minute passée sur le chemin... pour ensuite s'en détacher.

     

    Pour tout vous avouer, sans vous, sans cette démarche de témoignage que j'ai entrepris, je pense que je me serai vraiment posé la question de l'arrêt.

    Mais c'est ça aussi le chemin, il faut passer par ces questions, ces doutes... pour ensuite vraiment avancer et dépasser tout celà.

     

    J'ai hâte de pouvoir croiser d'autres pélerins et marcher avec. La solitude me pèse un peu... Cela fait également partie du chemin.

     

    Je pense bien fort à vous.

    à bientôt

    Ultreïa

     

    Hub

     

     

     

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  • Commentaires

    1
    Lydie-Anne
    Vendredi 6 Mai 2011 à 11:59

    Bon courage Hubert !


    Les premiers jours sont certainement les plus durs ! J'espere que nos prieres t'aideront a porter ton sac et a garder ton enthousiasme !


    Lyde-Anne

    2
    LucieA
    Vendredi 6 Mai 2011 à 12:25

    Courage Hubert, nous pensons vraiment beaucoup et tres fort à toi. nous marchons avec toi par la pensée et la priere. bisous

    3
    Vendredi 6 Mai 2011 à 12:38

    Bonjour Hubert,

    Ne t'inquiète pas, comme je te l'ai déjà signifié, quand je suis arrivé à Santiago de Compostela, un pèlerin m'a demandé : "Pour toi, c'était quoi l'étape la plus difficile ?" Parti le 1er avril 2008 du sommet du Mont-Saint-Michel, je venais de mettre 6 mois à relier Saint-Jacques-de-Compostelle, le Cap Fisterra, Muxia, en 166 jours non stop avec 25 kg de matériel sur les épaules en étant passé par la côte française et espagnole (Tro Breiz, Voie de Soulac, Camino del Norte), 3 en 1 pour 3200 km parcourus, il faisait - 2° lorsque je suis parti, j'ai réfléchi avant de lui répondre et avant que je ne puisse lui répondre, il m'a répondu : "Pour moi, l'étape la plus difficile est celle où je me suis décidé à partir !" Après réflexion, c'est probablement vrai, l'étape la plus difficile à passer est celle qui nous fait prendre la décision de nous mettre en marche.

    Aussi, ne te décourage pas. Tu vas trouver ta respiration au fur et à mesure. Il faut un temps d'adaptation nécessaire. Celui-ci arrive en général au bout d'une bonne dizaine de jours de marche.

    Si les premiers jours peuvent te sembler difficiles, au bout d'une dizaine de jours tu auras vite fait de faire le tri dans tes affaires.

    Ne surtout pas chercher à avancer trop vite au cours du premier mois de ta marche. Tu es parti pour une marche au long cours. Le premier mois, il est bon de s'en tenir à une quinzaine de kilomètres par jour le temps de laisser à ton corps le temps qu'il comprenne ce que tu lui demandes de faire. Ton corps va renouveler toutes ses célules durant ce temps d'adaptation. Ensuite, tu pourras commencer à entamer et à aborder des étapes de 15 à 20 km. Ce n'est que lorsque ton corps se sera musclé et aura compris que tu pourras lui demander de faire des étapes supérieurs à 30 km/jours. Personnellement, je viens hiers d'en faire une de 43 km en étant parti à 7h30 du matin. J'ai fait une halte de quelques heures à Douvres La Délivrande (Vierge Noire), le temps d'un bon déjeuner au soleil et ensuite je me suis remis en marche pour arriver à 19h30 à 43 km de marche.

    Le soir, je te conseille vivement d'aller dans les Bars/Cafés/Pmu. C'est là que tu vas trouver les gens du village, les anciens comme le habitués. Ils te guideront. C'est à toi d'aller vers eux. C'est là que tu les rencontreras le plus. Ta Foi t'appartient, ne cherche pas à les convertir, ils te respecteront même s'ils ne partagent pas ta croyance. La vie est plurielle. L'être hunami est parfois sinon souvant très surprenant.

    Alors ne te décourage pas et avance à ton rythme. Tu vas voir que très vite tu vas réapprendre à ton mammifère d'être humain à retrouver en lui des instincts qui te seront ensuite acquis comme un sens commun.

    Bien à toi et sache que tu peux prier n'importe où même dans un Café devant des gens en train de jouer à des jeux ou en train de boire une bière.

    Buen Camino et profite des bonnes odeurs du printemps. En ce moment les haies sont fleuries.

    JFA


    4
    Durzil
    Vendredi 6 Mai 2011 à 12:58

    Bon courage Hub !

     

    J'espère que ça ira mieux en tout cas. J'imagine bien que le sac doit etre particulièrement lourd, mais il faut laisser le temps à ton corps de muscler, et de s'habituer. Ca viendra avec le temps... alors vas-y petit a petit.

    Et bien que je ne partage pas tes croyances, je ne peux que respecter cette épreuve et ce périple que tu es en train de traverser!

    Bref, je te souhaite bon courage!

    Et j'espère que ça ce passera bien pour toi! Tiens nous au courant.

     

    Ivan

    5
    Romanloiseau
    Vendredi 6 Mai 2011 à 14:27

    tiens bon hubert, ce que tu a fait, beaucoup n'en seraient déjà pas capables, je sais pas quoi t dire pour le poid de ton sac, en tout cas, ta mésaventure pose une question, les vraies valeurs chrétiennes sont elles toujours sous les nefs?...

     

    6
    Elodioh
    Vendredi 6 Mai 2011 à 18:02

    Courage Hubert!!!

    Ce sont les premiers pas les plus durs même si je pense que tu as déjà fait du chemin pour commencer cette aventure.

    Et tu sais pour le prêtre, il n'est pas dit que cela ne va pas le remuer. Ne le juges pas trop vite, il a agit selon son niveau, n'attends pas trop des gens même si je pense que ce n'était pas ton propos.

    Bon courage!!!je t'accompagne en pensées (je te propose de te porter pour demain ta tente^^)

    ELodie Cub'

    7
    SoniaG
    Vendredi 6 Mai 2011 à 19:01

    Bonjour mon ami,


    "Toujours aller de l'avant, ne jamais regarder en arrière pour continuer à avancer et se construire et être en phase avec soi-même"... ça tu me l'as déjà dit dans d'autres circonstances ! Valable dans la vie, et à chaque obstacle qu'elle nous envoie...


    Je n'ai nul doute de la Force qui est en toi... et le mental compte pour beaucoup.


     Allez courage et tiens bon... tu vois on est tous avec toi et on croit en toi ! J'ai souvent une p'tite pensée pour toi dans la journée...


    Plein de bises


    So


     

    8
    Vendredi 6 Mai 2011 à 19:09

    Courage, Hubert !

    Certains paragraphes de ton article montrent que tu as déjà saisi beaucoup de l'intérêt du Camino.

    Béranger a crié "Ultréïa" à un pèlerin qu'il a vu de loin à Nantes et qui lui a rendu son salut. A la façon dont il en parle, c'est à se demander lequel des deux en a été le plus impressionné !

    Tu t'approches de la grande, très grande humanité, celle des autres et la tienne !

    Nos pensées t'accompagnent !

    Amitiés,

    Jean François

     

    9
    Vendredi 6 Mai 2011 à 23:46

    Salut  efectivement tres impressionné !!! mais tres heureux au fon de mon coeur!! pourquoi je ne sest pas....


    quand est tu a NANTES?

    10
    Vendredi 6 Mai 2011 à 23:56

    Sonsoir Hubert,

    1 / Retour sur ton portage : Tu as quelque chose dans ton sac qui ne te sers à rien pour l'instant. C'est le livre du Camino del Norte. Il pèse 300 grammes. Tu t'en sépares. Tu n'en auras utilité que dès lors que tu auras passé la Bidassoa. Tant que tu ne seras pas arrivé là, tu le portes pour rien. Donc, tu t'en sépares.

    2. / Il est inutile d'encombrer ton esprit  concernant de savoir là où tu vas dormir le soir dès lors que tu te réveilles au matin. A chaque chose son temps. Le matin est fait pour ton éveil donc pas pour ton soir. Entre le matin et le soir, tu dois apporter tout ton éveil à l'autre. C'est lui qui va t'accueillir.

    3. / Le chemin que tu entreprends n'est pas celui des autres ni celui des objectifs. C'est de bien d'autres choses dont il parle. Tu t'es fixé des objectifs, c'est bien de le faire pour semettre en marche et pour partir. Maintenant que tu es en marche, ton objectif est d'aller là où ta vie va te mener.

    4. / Ta vie, à partir de maintenant, dès lors que tu es en chemin, concerne pour l'essentiel ton attention aux autres. C'est en cela que ton chemin va s'ouvrir ou pas. Il sera ce que tu es selon ta manière d'être.

    5. / Ta manière d'être ne dépend pas du fait que tu ailles ou pas à l'église au moment où elles sont fermées ou ouvertes. Tu es l'église. C'est à toi de décider des ouvertures ou des fermetures. C'est là que va se jouer toute la différences.

    6. / Tu es baptisé. Je t'invite à réfléchir durant ta marche sur ce point : Selon toi, recevoir l'onction du baptème... Est-ce quelque chose qui peut être effacé d'une simple demande d'apstolat ? A réfléchir selon les dose Homéopatthiques dilluées. Ce qui est donné peut-il être diffus ou retiré ?


    énième. / Ta situation mise en mouvement revient à celle du Moine Combatant. Tu n'est pas en train de faire un chemin vers le Jeunesses... etc., de Madride, etc. Cela, c'est ce qui t'a motivé au départ. Ce que tu entreprends en ce moment, c'est essentiellement ton chemin de vie. C'est à travers cela ta vie que tu mets en jeu et en mouvement. Tu vas y arriver mais tu dois apprendre et comprendre que, à partir de maintenant, c'est ta vie que tu guides.

    Ne t'inquiète pas. / Ta vie sera guidée tout le long de ce chemin. Car tu n'es pas seul là. Tu vas vider ton sac.

     

    Parlant de sac. / Je t'ai dis, invité et conseillé de prendre deux sacs : 1 ventral + 1 dorsal. Ceci afin d'équilibrer ton portage. Ne pas négliger cela.

    POURQUOI un ventral ? / Ta façon de vivre ton quotidien va te mener à croiser bien des êtres sur ton chemin. Tous ne seront pas bienveillants. C'est une réalité à considérer et à prendre en compte. Aussi, le fait de posséder et de porter un sac ventral, au-delà de soulager le dos durant ta marche, apporte un autre confort : Celui d'y mettre tout ce que tu es. Tout ce qui identifie ton individu. Tout ce que tu ne dois jamais tout simplement ne jamais perdre. Ainsi, ce sac ventral supplémentaire contiendra toute ton identité (humaine, affective, psychologique, etc.). C'est lui que tu emporteras avec toi partout où tu iras sans craindre de te faire voler ton sac à dos. Si tu perds ton sac à dos, ce n'est rien que du matériel. C'est remplaçable. Ce que contiendra ton sac ventral ne sera pas remplaçable. Voilà pourquoi la nécessité d'un deuxième sac.

    Pour le reste, Hubert, tu te sépares de tout ce qui n'est pas humainement nécessaire à ton quotidien. Si tu as besoin de quelque chose, tu vas frapper à une porte et tu demandes objectivement l'objet de ton besoin mais tu ne le portes pas.

    C'est tellement inutile de porter ce que tu ne nécessites pas. Tu dois apprendre à considérer une chose fondamentale : En faisant ce chemin, tu viens de redevenir à apprendre à être NOMADE dans un mon d'anciens nomades devenus SEDENTAIRES.

    Dis-toi que bien des femmes qui prennaient le train PULLMAN depuis la Hollande en direction d'Auschwitz se refardaient à l'arrivée sans savoir que deux minutes plus tard elles allaient être gazées.

    Conclusion / Ta survie va dépendre de ton instinct à partir de maintenant. Il n'y a aucune raison que tu n'y arrives pas. C'est ton chemin. C'est toi qui ouvre la direction de ta destinée jusqu'au prochain voyage.


    Bien à toi et tu t'allèges, tu t'allèges.

    JFA

    11
    cheminmadrid Profil de cheminmadrid
    Samedi 7 Mai 2011 à 11:17

    Un grand merci pour vos différents messages. C'est très très chouette... ça rajoute tout plein de petites étoiles au camino. ^^

     

    Pour ceux qui ont réagi à mon petit texte de la samaritaine, il ne faut pas le prendre comme une critique de l'Eglise, une généralité.... etc, c'est juste une sorte de petite histoire pour montrer la notion d'essentiel. Ce la montre bien que ce qui est important ce n'est pas l'etiquette que nous portons, ou le quasier dans lequel nous sommes rangé, mais ce que nous sommes, ce que nous avons dans le coeur.

    il faut avoir confiance, ne pas avoir peur (pour reprendre Jean Paul II).

    Je viens d'alléger mon sac, et repars tranquilement vers le sud, à mon rythme. je viens de comprendre que ce qui était important c'était le chemin, et non le fait de faire les 35km ou 40 km prévus. il faut avancer à son rythme tranquilement et ne pas chercher l'effort physique.

    ça ne sert à rien de se faire mal et de se faire souffrir...

    Inch'Allah, j'arriverai, quand j'arriverai...

    Ultreïa

    Hub

    12
    danielle28
    Samedi 7 Mai 2011 à 13:36

    bravo Hubert !! te voilà reparti, coeur allégé, tête allégée et  le sac aussi !! Parce que ,  un sac trop lourd empêche d'avancer ,  et quand on souffre physiquement, le moral s'alourdit de sombres pensées.... et plus rien ne va ....

    alors comme tu le dis si bien , va ton chemin tranquillement, à ton rythme , écoute ce que te dit ton corps !!!

    Nous pensons à toi ...

    Ultreia

    Danielle

    13
    papéDenis
    Lundi 9 Mai 2011 à 15:39

    Bien reçu ton paquet qui fait tout nu 1,715 Kg de moins à porter, soit 2 Kg avec appareil photo. Je comprends que ça aille mieux. Ne pas diminuer plus à l'approche des vents marins qui pourraient te voir voler... car le sac + toi ne pèsent plus bien lourd.


    De coeur avec toi.


    Papé Denis


     

    14
    Allan Laurin
    Mardi 10 Mai 2011 à 20:48

    courage! tiens bon hubert!

    15
    Vincent et Sonia
    Jeudi 12 Mai 2011 à 21:43

    Nous t'aimons Hubert!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! Courage!!!!!!!

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