• Epiphanie compostellane

    Adoration des mages, Rubens, 1618

     

    En ce jour de l’Épiphanie, fête des chrétiens qui font mémoire de la visite des rois-mages à la crèche de Bethléem, où se trouvait l'enfant Jésus qui venait de naître, je ne peux m'empêcher de penser aux jacquets, qui chaque année, cheminent sur les voies de Compostelle.

     

     


    "Et voici que l’étoile qu’ils avaient vue à l’orient les précédait, jusqu’à ce qu’elle vienne s’arrêter au-dessus de l’endroit où se trouvait l’enfant.
        Quand ils virent l’étoile, ils se réjouirent d’une très grande joie." (Mt 2, 9-10)

     

    Pour commencer, ces mages qui nous viennent de loin, de l'Orient, présentent dès la naissance de Jésus, l'ouverture du message de Dieu à toute l'humanité. Alors que jusque là, dans l'ancien testament, cela était réservé au peuple hébreux, aux juifs. Ces mages représentent les "païens" qui font partie des premières personnes qui reconnaissent Jésus comme Messie. Je ne peux m'empêcher de penser à la multiple richesse des pèlerins qui rejoignent chaque année la tombe de l'apôtre Jacques en Espagne. Leurs diverses nationalités (de plus en plus de chinois, coréens et japonais), leurs origines culturelles, leurs différentes croyances religieuses et spirituelles. Les chemins de Compostelle nous offre une belle palette des couleurs de notre Humanité.

    Tandis que les mages furent guidés par l'étoile qui les mena à la crèche,  les pèlerins sont attirés par ce grand "champ des étoiles" (Compostelle - Campo Stellae) qui les pousse, parfois malgré eux, au delà de l'entendement. Nombreux sont les pèlerins qui nous content les expériences de dépassement d'eux-mêmes suite à de nombreuses difficultés (de santé, etc). D'où vient cet appel? Cette motivation? Cette force?

    Alors que les mages se réjouirent d'une très grande joie à leur arrivée, je les imagine avec des yeux brillant d'étoiles, au sourire plein de douceur et les joues humidifiées par les larmes de la joie. J'ai leurs visages qui se présentent à moi, après avoir vu ces merveilleuses expressions chez beaucoup de pèlerins rencontrés durant l'été. Ces pèlerins qui prenaient le temps d'arriver à Santiago et qui vivaient l'expérience de la Joie, de la Libération (Liberté) adossés à un pilier de la cathédrale, assis par terre sur la Praza do Obradorio, à genoux face au tombeau de St Jacques, sous le botafumeiro, pendant un temps de prière, lors d'un partage entre pèlerins...

    Belle fête de l’Épiphanie à tous les pèlerins!

    * Peinture de Rubens, 1618: L'Adoration des mages.

    Pin It

  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :